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La Tigreffe. Je fuis fâchée de voir le maî­tre de la Foret de fi mauvaise humeur. Vous vous êtes opiniâtré à entrer en Guerre* & vous avez été entété lorfqu’on vous a prefié de vous en tirer,

VAne* A préfent j’y fuis de façon que jevou- drois bien en fbrtir glorieufement.

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La Loutre . Glorieufement ! G’eft autant qu’honorablement, je crois. Prenez tout ce­la fur vous, & me délivrez de la Guerre fans rifque.

Le Cheval . Si votre Poiflon & votre Fro­mage font fauves, vous ne prendrez départi la Guerre. Hé, hé.

La Loutre . Je ne trouve aucun d’entre vous, fi ce n’eft le fameux Lion (en montrant malicieufemcnt du doigt PAne. ) qui foit moins attaché à fes propres intérêts que la Loutre qui aime le PoUfon. Vous, Mr. le Cheval de Parade , vous avez eu des vues de Gain? en poufiant la Guerre; & quoique cela fut nécefiaire pour la T'igrejfe & particulièrement même pour le Loup , il n’étoit pas de leur intérêt de la continuer plus que de' raifon. Mais mon fuperbe Voifin n’y étoit que pap cet efprit d'orgueil, qui de ma connoifiance l’a engage à être parrie principale dans toutes les querelles qu’il y a eu dans la For^t depuis cin­quante ans & plus*

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