Le Congres des Bêtes. 57

dîspofé, & il nauroit pas eu part à la chaflè* fi on navoit été que fur VRau ; & je ne vou Jrois pas pour toutes chofes au monde que cet ami neiit pas eu part à la Gloire & aux Etnolu - yrnts de la Guerre par terre*

En effet dans celle-ci il sy feroit diftingué de differentes façons, & dans lautre il ny fe­roit pas connu. Voyez comme il le porte beau, depuis la guerre, & comme on lui fait la Cour plus qua moi qui en fait les frais. Il me fem- ble que j^entends le babil du Singe, Je fouhai- te quil reffe un moment auprès de moi fans le Cheval quil ne peut foufrir malgré leur relation intime > pour voir fi je pourrois lengager à fe palfer du Renard,

SCENE V.

Le R E N A R D entre*

!

Le Singe. Ah ! Votre Excellence efb - elle oc­cupée de Religion ou de Mode ? De la dernière fuivant que jen purs juger à la coupe de votre habit? Ah! Monfïeur > permettez-moi de vous ® demander fi votre Tailleur eft François,ou Al­lemand ? Tous les deux , je ne me trompe* Lun a pris la mefure, lautre a coupé la v peau. Que je voye un peu , ma foi, cela vous fièd. (// faute a l'entour de lui.) On jureroit que cet ajuftement feroit fait pour vous , 1 sil ny avoir pas ces admirables Vieilles qui avancent deffus votre front refpeéhieux. !.

U Ane, Vous êtes toujours malin , Sc en- C 1 joué;