r §4 Le Congres des Ëétei»

donne pas fur le champ» Dailleurs il eft de­venu fi extraordinairement maufade & refer- , »., La Loutre loin de me remercier davoir arreté les progrès du Renard dans la derniere Campagne , murmure vilainement > comme fi javois projette toutes Tes infortunes pour frayer un chemin à fon Maître^ Et par fois la Ti- grejfe nen dit pas moins que les autres. Lau­tre jour je lui aurois donné un baifer , mais ,ayant malheureufement heurté dans la prelîe fon oreille bleflée, elle me dit aigrement , de ce mal & tous mes autres desaflres , fen fais re­devable à votre Majefle Brayante , & fc moqua ainfi de moi. Jufte Ciel ! Dieu veuille que ce forcier de Renard nait pas enforceîé mes Con­fédérés depuis le commencement des Conféren­ces. Ce Congrès ne ma jamais plu » parce que je favois bien les Artifices dont cet Archi-Vilain eft capable, sil en trouve loccafion. Mais je fuis obligé de ceder aux demandes .de mes Al­liés, autrement ils pourroient maccufer dAm- bition. Il ma aufli forcé à accepter la Média­tion du Bouc , ceft encore un piege que ce feelerat de Renard nous a tendu. Quel animal décrépite que ce Bouc ! il eft rongé par la V. & par les années j Comment pouvons nous éfpérer quil conciliera des ennemis fi animés & des interés fi oppofés? Mais telles font les Rufes Ôc les Artifices du Renard , qui ne deviendra Bon quen le frottant fort & ferme , comme jen avois envie ! Mais on ne fait pas ce quon veut quand tant de gens prétendent ordonner. Dail­leurs , mou cher ami le Cheval ny ccoit pas