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Le Congres des Bêtes, 3 f
SCENE IV.
L’Ane couvert delà peau du Lion entre *
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L 'Ane, Qui peut me caufe que mes Alliés font fi refervés? On dnoic qu’ils m’évitent ; & loin de s’amufet à la Mufique de mesrugiftemens comme de coutume, quand j'ouvre la gueule ils fe mettent à bâiiler comme s’ils entendoient braire une Troupe à?Anes > j’en rencontrai un qui me ' demanda un de ces matins en riant Monfeigneur, Monsieur, avez-vous bien dormi cette nuit ?^je craignois que vous ne vous fuflîez couché trop tard & que vous n’eüflîez bu plus qu’à votre ordinaire. Un autre fourit en ma préfence, en me demandant fi le Cours de Phyfique que je fais eft bon pour la goûte, pour lagravelle, ou. 4 . 6c un Troifiéme me dit, de même que, fi je tremblais comme la feuille , qu’un cheval dans le printems eft un remede radical pour un Roi* Que puis-jê penfer de tout cela! Eft-ce la Po- litefie des gens de Cour? Eft - ce ainfique mes Alliés témoignent leur reconnoilTance desfecours que je leur ai donnés au de-là de mes forces? Alliés que j’appelle Bêtes, qui font en campagne à mes dépens &c qui feroient à peine connues dans la guerre fans moi. Cependant malgré leur impuilfance ils agilïènc comme iî la Guerre me regardoit feul & comme s’ils ; là foutenoient pour moi. Le Loup qui a un eftomac à* Autruche , toujours affamé meugle d’une maniéré effroyable , fi on ne lui 4
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