1% Le Gogrcs des Bêtes,

& le Loup ! je fouhaite que ce ne foit pas un pro* noftic de la perce de mes Oreilles que le dernier a fort à coeur de garder.

Le Sanglier, Ou du Glqgd & de mes Châtai­gnes. Ah/ Ami délolc! fi apres avoir tant foù- fert: & après nous être tant diftingués ces gran­des puiiTanees ne sintérefîoient point â ce qui nous regarde....

Le Blaireau . Retirons nous & ccotuôns ce qui fe dira. Peut-être leur converfation nous appren* dra-c-elle notre fort.

( Ils fi retirent. ) SCENE III.

Le Léopare & le Loup entrent .

le Léopard, Je conviens que ceft le devoir des Grands, de ne fe point départir des Idées qu'ils ont de lhonneur j mais ils ne devraient pas em­ployer tant de finefle. Et» fi je ne me trompe, Vos idées font tirées de trop loin quand à ce qui vous regarde. * Si les armes vous font pas fa­vorables, votre famille n^auroit-elie pas raifon de sinformer pourquoi vous navez .'pas accepté mes propositions ? réfléchiflez fur la débilité de vos Alliés. -La Tigreffe eft réduite aux Abois, & le Lion eft fourbu. Voyez comme le Blaireau arrafTé a rendu inutiles les efforts réunis de votre Alliance.

Le Loup, Cependant nous retournons à la charge.

Le Léopard, Si vous continuez, cela eft capa­ble de vous ruiner» Le Blaireau eft à préfent en état de fe moquer de vos efforts, & fouhaiteroic

que