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Le Congres des Bétes* % 3
r e rompre avec le Singe» je pourrois tirer vengeance des Tours que m’a joué ce maudit Voifin — Ah] que ne donnerois-je pas pour pouvoir marquer ma reco n no i fiance des faveurs de ce M t .. « ( a Part. )
Le Renard. Vous êtes bien penfive.
La T'tgrejfe. Je fuis occupée delà maniéré dont nous ferons qfage de notre Domination univçr- felle.
Le Renard. Mais l’Ours, ce vrai butor! Je fuis fâche de ce que vous l’engagez à fc pafier de fes propres Bûcherons. il pourroit en effet arriver qu’il prendra goût à vos belles Forêts, & qu’enfuitc il craverferoit vos Defleins,
La Tigreffe. Il ne vient pas â mes frais \ Cependant pour vous obliger, je tacherai d’arrêter fa marche, fi je n’en puis venir à bout, j’aiderai à le mufeier— Voyez, Mr. le Renard ; quel pouvoir vous avez déjà fur moi.
Le Renard. Vous n’obligez extraordinairement. — Cependant il vaut mieux que je mette ma confiance dans le Singe , dont la vue clignotante me fait voir qu’il brûle de jaloufie,
( à part, )
Vt Tigrefe. Ah, Mr. le Renard J gardez vous de me racommoder avec ce vilain Animal* Voyez comme fon jufte au-corps eft lifle & lui- fant* depuis qu’il a grugé ma pauvre Oreille. — Perte d’intéretfc! qui ne feaie tenir fa parole qu’autant qu'il y trouve fon compte. - - Je ne puis fuporcer la vue d’un ennemi fi haiffable—à
B 4 Dieu,