2 6 Le Congres des Bétes.

qui auroit prétendre, moyennant laide de VAne 8c du nouveau Maître de U Loutre , faire le maitre dans mon voifinage, Vous ne fauriez vous imaginer combien cet animal à tête dure fai- foic le Rodomond parmi nous depuis quil avoit empaumé la (implicite deT Ane. Mais je le ré­duirai, ou il nVen contera cher. Cependant que je vous ai vu faire la Çour à la ligrcjfe . Vous vous en rendriez le maître, comme ce ne pour- roic être autrement quà mes dépens, il eft donc de mon intérêc de cultiver votre Amitié, Mais pouvez vous dire delle en ma préfence tout ce que vous voudriez; fi vous augmentez fon pou­voir, vous pouvez compter quelle eflayera de vous culbuter. Faut il que je vous rappelle linimitié de fes Ancêtres? Dois-je vous faire reflouvenir de lorgueil & de la fierté dans laquelle elle eft née, les Torts quelle prétend que vous lui avez faits, & fon caractère inflexible, Réfléchilîez fur tout cela, pefez le, 8c déterminez quel parti 8c quel chemin vous prendrez, il me femble que je puis prévoir votre fentiment à votre ]î>eu cfem- prelfemenç pour avancer lOuvrage de ce Con­grès. Jentrevois auffi que probablement vous réuflïrez à démembrer vos ennemis/ Allez 8c rçuflîflez; je vous fouhaite toute profpériré, vous pouvez compter fur moi en toute occafion* Vous navez pas befoin davis, autrement je pour- rois vous tracer la voie de rompre le Congrès, 8c den rejetter toute la faute fur vos ennemis com­me vous fîtes il y environ cinquante ans. Mais jai fini, il pourroit bien fe faire quon remar­quât que nous avons cabale enfemble, 8c cela

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