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Le Renard, J*ai la derniere avec moi & vous pouvez en difpofer à votre gré, je la coudrai fi bien quon ne pourra sappçcçevoir quelle aura fté coupée.

L a T'igrejfe, Mais mon Oreille, dont je puis moins me palier que de ma queue,.,.

Le Renard . Je vous la ferai avoir, fi vous me donnez aveuglement carte blanche. Ah, mon Admirable! de quels charmes nous jouirions, fi nous oublions enfemble les tems de nos peres, (i/ fe pré fente pour lembrajfer ) Je vois le Singe qui me regarde de ce berceau-, (à part) ayez pitié de lui, il ne fouhaitç que votre bienveil­lance,

La Ttgrejfe , Levez vous, Monfieur*, eft-çe- une pofture pour un Conquérant?

Le Renard, Dites plutôt la Vi&ime de vos charmes ( reftant toujours a genoux , )

La 7 igrejfe t Vous çtes fi prefianç. Monfieur prenez ceci en attendant. ( elle lui donne la pâte a (taifèr. ) Mes Alliées regardent par ici, cette façon de me conduire pourroic bien les animer à agir moins vigoureufement en ma faveur. Le Lion eft devenu un fieffé Ane , &de plus il eft comme un Squelette; Et le Cheval qui le con­duit ne sintéretfe pas tant dans le fond du cœur à mon aggrandifièment quil paroit le faire à lextérieur. ,Le Loup eft un infatiable, qui fe chauffe Ôc sengraifle à mes dépens > Ôc la Lou­tre eftauffi éloignée de me laifler mordre à fon gateau, quà me rétahlir dans mes Poireffions. O fi je mettois ma confiance dans la fincérite de ce Rufé galant, & fi je venoisà bout de le fai­re