Le Congres des Bêtes. 3 y
le veut* J’en ai moi même fouvent fait l’expérience* Mais Voilà la L outre qui s’achemine de ce côté-ci, je veux l’éviter jusqu’à ce que j’ay# de quoi la prendre par fon foible.
Il fe retire .
SCENE* V*
, La Loutre * Ce Congres ne fervira à rien, quoi - que le Renard devroit être plus porté à la Paix [ qu’il n’eft. En effet comment cela ie pourroit- i il> puilque prelque toutes les parties Belligé- » rantes y trouvent leur compte? La 7 igrejfc ef- t pere de recouvrer ce qu’elle a perdu avec le Sin*
» ge Se le Renard , & jette tout Ton reffènnmenc fur le Blaireau infortuné qui a encouru fa dis- s grâce. Tant qu’elle Se le Loup feront entretenus aux dépens de l 'Ane \ ils ne feront pas dispofés e à la Paix* Et quoique Y Ane foie affoibli, je crains ü qu’il ne foit pas fort porté à en faire avancer l’Ouvrage; mais cela peut - il être autrement» >■ puisqu’il dépend du Cheval qui trouve aux dé- >s pens de VA ne un Ci grand avantage pour Ion P upil 1 Se qui outre cela peut avoir une elpéran- ce d’acquérir quelque chofe en procurant la Paix Mais hélas! Comment puis-je être étonnée que les autres ne travaillent pas férieufement à cet Ouvrage» puifque moi - même je fuis indécie*. La guerre m’a donné un maître qui étoit mon fervkeur, Se je ne fais pas fi la guerre ou la Paix pourront m’en délivrer. Ah! Ah; Mr. le iRe- nard > Vous êtes l’Auteur de ce qui me donne ^ tant d’occupation^
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Le Renard avance*