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Le Congres des Bêtes»
S C B N E VI.
Le Renard. Mon ancienne & très digne Amie, je prens part à tous tes embaras, je veux t’en tirer aux dépens de ma vie* fi tu veux te repofer fur moi.
La Loutre . Puis- je en confidence me fier à j celui qui m’a déjà arraché la queue* ; & qui abu- < Tant ainfi des JLoix du bon voifinage m’a forcée t de porter le joug d’une famille, à laquelle j’a- \ vois renoncé il y a longtems ? j<
Le Renard . Que ceci vous Fafie refoüvenir du à Jugement du très Jufte. Vous n’oubliez paj. de quelle manière vous en avez agi avec votre det- te nier Maître en faveur d’un voifin »
La Loutre . Quoi n’eft-ii pas permis de le tiret t j ( une épine du pied ? p (
Le Renard . Mais non pas pour la mettre dans fa le pied d’un autre. vc
La Loutre, Je vois que vous êtes un Cafuifte. p ej Je hôühaite que vous foyez auffi bon Médecin ^ en me délivrant d’un Maître fâcheux que VOS incursions ont attiré fur moi. fa
Le Renard. Vous n’en auriez point eu, fi vous • vous étiez dispenfée de faire la guerre comme je vous l’ai confeillé plufieurs fois* Mais vous ^ avez été fi indéterminée, que vous m’avez forcé à la dernière démarche que j’ai faite,en entrant dans vos pofîeflïons ; C’eft ce qui a excité vos plus petis Vaflaux à vous donner pour mai- J® 1 tre le Seigneur dont vous vous plaignez. Ce*"* n’eft qu'un Saulmon frais & une Crème fouettée. ' (Ici il entre un Taho avec un panier) je voudrais*