étiez vous - même originairement lauteur , ne vous Servoit*elle pas de prétexte pour dater le L ion 8c le faire tomber dans vos filets , au point d*en faire ce que vous auriez voulu ? Et ne voyez-vous pas déjà que vous avez réuffi a puis quil vous eft tout dévoué.

Le Cheval. Je ne fuis pas infenfible à cette fa­veur. Mais quel fot perfonnagc faifois-je, en me voyant hors détat daider les meilleurs de mes amis dins les plus grands beioins?

Le Renard . Oui, les meilleurs de vos amis £ après lavoir obligée comme vous avez fait, elle ne daigne par dire le moindre bien de vous.

Le Cheval. Quoi î la Tigrejfe ne dit pas du bien de moi?

Le Renard . Avez - vous jamais vu cette Hau­taine » 8c fon fang parler avec reconnoiftance? prodigue de fon naturels 8c indulgente par vani­ en faveur d f une troupe de Corbeaux qui len­vironne elle eft toujours dans le befoin, & elles simagine que tout le monde eft obligé de lai­der i & même dépoufer fes querelles en toutes occafions.

Le ChevaL Vous dites la vérité. Ingrate] Me trahir pendant que jai prefque réduit à labefa- ce un fécond moi « même pour la foutenir ]

Le Renard. Ah î A légard de la pauvreté du Lion j comme cécoit une chofe que vous aviez projetée, ah initia 9 vous ne deviez donc pas la regarder comme une faveur faite à la Ttgrejfe . Car vous deviez être ravi de trouver une occa- fion dabaiiïer ce fuperbe, qui dans labondance

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