que ces brillans Courfiers qui traînent le Cha- riot du Soleil,

Le Cheval Ah Renard tu en as endormi bien d'autres par des discours auiïi douceureux que Ceux que tu me tiens , mais tu nas pins cet avantage Ôi tu ne peux plus tromper. Tout le monde eft au fait de ton jeu , il n *y a plus rien à fa.-re*

Le Renard* Tout le monde! hélas cher ami, Connodlez-vous aujourdhui quelquun de judi­cieux ? y a-t-il un habitant de cette Forêt donc la conduite nait pas été çenfurée ? qui na pas palfé par les méchantes langues? Eft - il fur la terre une Puifiance, une Beauté, ou une Vertu qui ait pu tenir contre les traits de lenvie? Vous même qui avez été la gloire de lhonneur parmi nous Se qui remplirez h dignement le trône du Lion ; Vous qui dispenfez fi généreufement Si avec tant dégalité vos faveurs : Vous qui êtes la politeiie ôc les grâces mêmes. Vous dis-je, dont jentreprendrois inutilement de dépeindre les perfeélions , vous navez pu vous parer des coups des Méchants,

Le Cheval . Que peut - on dire de moi ?

Le P^enard. On parle même mal de la gloire la mieux méritée. Mais telle eft la méchanceté de la jaloufie, quelle nemploye fes traits que contre les gens du plus grand mérite.

Le Cheval. Cela eft yrai, mais comment fe­rait - il podïble quelle (e ferait déchaînée con­tre une perfonne, dont comme vous le remar­quez très bien, la Politeiie Ôi les fentimensfont «recommandables? Le