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des Confédérés, coûte qui coûte. Négotiezavec lui fans que lennemi sen apperçoive, & faites agir la finefle. Ceft un gaillard de grand appé­tit , il faut lui faire un pont dor. Donnez lui ce quil vous demandera, & même au ddlus de fes efpérances. Nous aurons toujours fa peau quand nous voudrons. Vous 11 e trouverez pas tant de difficulté que vous vous limaginez pour* lui faire abandonner la TigreJJe , qui lui caufe à jufte titre de la joloufie t, & qui eft également bien fondée à en avoir contre lui. Bref, la 7i- greffe trouve le Loup déjà trop puiflant : cepen­dant, nous, nous devons encore le rendre plus grand, & cela aux dépens de cette cruelle, qui sen trouvera dautant plus foible. Comme je viens de le dire, nous abaiUferons le Loup quand il nous piaira. Vous favez que les deux points de vue que nous avons font de réduire les deux Puillances qui peuvent retarder l'exécution du projet de pouvoir être les maîtres par tout.

Le Léopard . Ces deux puillances > ceft le Lion, 8c la Tigrejfe}

Le Renard . Oui, & fi je ne me trompe nous femmes à la veille de réuffir.

LeLéopard. À la vérité la ligrejfe a déjà per­du une oreille en faveur du Singe -, le rufé, êz vous lui avez racourci fa queue j de façon que fi nous pouvons tons tant que nous fommes, &c le Blaireau aufli, éviter foii coup de patte, nous ne nous foucierons guère delle à lavenir. Mais ce qui nie paroit le plus difficile, ceft de réduire le Lion*

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