% Le Congrès des Bêtes*

pe de gens qui sembarraiferoient fort peu s*ii comboit dans les lacqs.

Le Léopard » Grâce au Cheval.

Le Renard . A la vérité* fans le Cheval B. * « nous naurions jamais pu abaiiTer lennemi héré­ditaire de notre Maifon*

Le Léopard* Je fais, Coufin, que dans ces pays- ci vous avez réduit la Tigreffe-: mais vous avez beaucoup foufert pour continuer une guerre à laquelle jétois le plus intéretfe.

Le Renard . Jen conviens, jai couru grand rifque, & je voudrois bien trouver quelque moyen de men tirer.

Le Léopard. Quelque moyen, Coufin?

Le Renard , Mon Dieu J Vous êtes fi difficile & fi jaloux.... Oui, quelque moyen. Ne voyez- vous pas quon pouroit la recommencer à notre gré, & peut-il y avoir une plus grande apparence de fuccès. *..

Le lJpard . Jai crû quil ctoit concerté entre nous de rendre le Congrès inutile» Cependant vous parlez de finir la guerre à tel prix que ce foit.

Le Renard. Cela eft vrai, mais pour ce qui vous regarde feulement, & non pour faire une paix générale. Et, fi votre jaloufie, & votre am­bition neufient pas traverfé mes defieins, jaurois déjà empaumé le Loup, qui voudroic bien depuis deux ans voir finir la guerre dans fon pays*

Le Léopold. Mon ambition, Mr. Le Renard!...

Le Renard. Eft-ce ici letems de difputer? Al­lons vite, Coufin, & apprenez â être plus fage. J1 faudrait que le Loup eut déjà été détaché

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