objets den vit». Or, ils prient Dieu, malin soir, pour w no*» tombions dans quelque lourde faute; leurs veux de lynx tu voient même il ny en a pas. Que diroient-ils si je niavisois u louer 1 Machiavel ? sans apporter des preuves irrécusables de mes Coges ?

* Dieu men garde! Je ne veux marcher quescorlé des atcjui \ des ergo les plus invulnérables. Ces Messieurs me forcent à la i.édi- talion, et je leur en témoigne ici toute nia reconnaissance. Je me bnrne aujourdhui à faire la simple annonce des OEuvres complues de Machiavel, édition qui se composera de douze volumes , don, il a déjà paru quatre : et je passe , sans transition , à mes cliers magné­tiseurs , mes anciens amis , qui sont, morts et sont ressuscités trois fois depuis que jai le bonheur de les eotmoîlre.

Ils sont îri'irts, la première fois , dun coup de foudre lancée par lAcadémie des Sciences, et qui a fait tomber en javelles toutes les douves des baquets de Mesmer. Ils ont été tués, la seconde fois, par la révolution qui nous a privés trop long temps du sommeil pour que les pavots du magnétisme pussent avoir la moindre influence sur nos paupières. La troisième fois , enfin , ils sonl morts de cha­grin , parce que la restauration na pas considéré le ma£ü£ J -« r,rtC animal comme une légitimité.

Mais celle triple nioH ©toit j»upûrwûnl pKyeifjiwx ; «ail*» no pmi voit

atteindre Celle âme universelle, spiritus in tus , cette substance élec- trico-magnétique qui anime lesenfans de Mesmer, et les rend immor­tels ils sont descendus aux enfers en magnétisant les farfadets qui volligeoienl autour deux ; Cerbère voulut aboyer , mais ils firent une pusse sur ses trois gueules, et vox faucibus it j ils mirent les Furies en somnambulisme; ils endormirent les trois juges; puis , évi­tant soigneusement de sabreuver au Lélhé, ils sortirent avec les songes par la porte divoire, et revinrent sur la terre pour y braver la haine des médecins , le mépris des savans , et les railleries des ^^jomnalisles.

jai annoncé autrefois dans ce Journal chacune de leurs trois ré­surrections; je proclame aujourdhui la quatrième. Un e.ldormeur en chef, un hiérophante du temple de Morphée , vient de publier de nouvelles preuves et de nouveaux principes de la doctrine ma- gnétio-somnambiilique. Ce docteur consilio mamu/ue nous cache mystérieusement son nom , et pour être plus sur, sans doute , de rester inconnu , il nous apprend quil demeure rue Royale , n° id, place de Louis XV , et quil est auteur de deux autres ouvrages, egalement soporifiques (. magnétiquement parlant ) , dont lun na pu obtenir des méehans journalistes qu une simple annonce mercan­tile, tandis que lautre na pas meme été annoncé. 11 faut que justice se fasse ; je vais réparer les torts de mes confrères: et, comme le Journal des Déàats ne fait pas d annonces mercantiles, je vais consacrer aux i Entretiens sur le Magnétisme animal , un grand nombre de lignes gratuitement.

Ce proïèsscùr anbfïyTtre a beaucoup de somnambules à ses ordres, et ce sont toujours des femmes , conformément à lusage des magné­tiseurs , comme ce seront toujours des hommes quand les femmes magnétiseront. Toutes ees femmes sont jeunes, car le savant de la rue Royale paroîl avoir redonné une somnambule qui comptoil qua­rante ans. et chez qui lénergie magnétique étoit presque éteinte. Ce dédain des huit lustres est injuste et incivil; incivil, parce que bien des femmes, sans être jeunes , înérilent encore les politesses du magnétisme; injuste , pane quil ny a point de femmes de qua­rante ans. Cherchez, interrogez, vous en trouverez beaucoup qui auront trente ans passés , puis soixante; mais cinquante, rarement; et quarante, jamais. Il y a donc un peu de calomnie , et je soup­çonne au contraire que cest la somnambule de trente ans passés qui a réforme le magnétiseur.

Quoi quil en soit, de toutes les somnambules du Monsieur, la préférée, la plus clairvoyante, la plus accessible au fluide magnétique, la favorite enfin , est uuedemoisellequi a eu la gale , et. qui demeure près du Théâtre-Français. Il ny a rien dans ce choix que de fort

raisonnable, Elu proverbe dit : Qui a la gaïe j$ gratle, «« In magnétisme est une espèce de friction; ainsi, \ e maître el lécolière qui se sont mis en rapport, tant pour la ça le que pour 1» magnétisme, nont plus besoin de s approcher î,, n lautre pour se communiquer leurs sensations et leur prurigo, sc magnétisent par la fenelre, et il ne faut que deux minutes dix-hui. secondes au fluide du Monsieur pour aller de la ru* Royale à la rue de Richelieu , tandis quil faut le double de ce temps au fluide de la demoiselle pour franchir le même espace en sens contraire. Le savant nous donne la raison de cette différence : cest parce que les facultés magnétiques de la femme sont de moitié plus faibles que celles de lhomme. Mais cest ici que mon professeur commet une grande in­discrétion , car si la femme a moins dénergie , elle est moins propre aux expériences : pourquoi donc , messieurs les magnétiseurs , vous adressez-vous toujours aux dames , et. surtout aux demoiselles dix-huit ce baron de S'romherg à qui nous devorts

rhistoirp-^* ît g ll étiqnc et somnambulique de M i,e Julie?

_>oïèi une question plus ardue : notre Monsieur du n° i3, en magnétisant par la fenêtre , conçut une inquiétude : si , par hasard , se disoit-il , les maisons qui séparent la rue Royale du Théâtre- Français recéioienl quel jues somnambules affamées de fluide, ne pourroient-elles pas attirer le mien, et lempêcher darriver à sa destination ? Aussitôt mon homme se met en voyage , il arrive chez la belle galeuse ,1a magnétise, et , au bout d un quart dheure , élis lui dit ; Je dors. Pour des profanes comme nous , je dors signific- roit je ne dors pas ; mais , chez les adeptes , ces mots indiquent un coma , un carus , un sommeil de plomb, selon la fantaisie du magné­tiseur. Or , quand la demoiselle fut endormie , le Monsieur lui fit sa question. Elle répondit que si te fluide rencontroit dans son chemin, à une fenêtre élevée , une personne déjà mise en somnambulisme , si surtout cette personne étoit dune 1res grande susceptibilité magné­tique , elle pourroit attirer le fluide , el la demoiselle nen rccevroit aucune sensation. Cette réponse de la sibylle ma fait penser que tous ees fluides qui voyagent, dans lès rues de Paris peuvent quel­quefois se rencontrer , et qualors le plus fort doit faire tomber lautre ; ainsi lorsque, le soir, nous recevons quelquefois dune fe- netre certaine lotion qui excite notre colère , ce nest peut-être que du fluide magnétique ; et si Don Japhet dArménie avoit connu la voisine du Théâtre-Français , il nauroit pas vomi tant dim­précations contre une pauvre fille qui magnétisoit par la croisée.

Voici une autre question que je transcris littéralement avec sa réponse; mais il faut d abord apprendre au lecteur que notre som­nambule privilégiée avoil fait successivement deux chutes , et chaque fois , pour être montée sur des meubles dans lintention d'attraper une punaise. Que le magnétisme est charitable ! la gale et les punaises ne Je rebutent point. Ceslen voulant guérir la pauvre demoiselle de ses contusions que le Monsieur de la rue Royale la mise en som­nambulisme, et lui a fait la question suivante : « Si jétois à eent lieues de vous , et que je connusse, par lodorat, au moyen de mon fluide, que vous êtes malade, pourrois-je vous soulager en vous magnétisant, comme si vous étiez près de moi? Si vous me magnétiziez, vous mendormiriez, et je verrois ce quil mefaudroit, mais vous ne pourriez pas me soulager la partie malade. » Eh quoi 1 à cent lieues de distance on ne peut plus soulager les parties malades, elicpendaii ton peut encore endormir ! Jai cru quil ny avoit que lej* auteurs qui pussent endormir de si loin.

11 est temps de faire eonnoître à mes lecteurs Je talisman qtfi opère tous ces prodiges. Cest un anneau dor magnétisé, et le pro­fesseur non* apprend quune pièce dor a la même vertu quun an­neau. Il préfère lor, dit-il, parce que cest le métal le plus pur, et, eeüe fois au moins, le professeur a fait preuve dégoût. Il ajoute quavec ces pièces dor magnétisées on feroit accourir chez soi une foule de somnambules : Oh ! je le crois sur parole , et même le magnétisme est superflu , le métal sufliroit. Or, avec ces pièces ou

Voici venir, mes soeurs, le dernier mois dautomne,

Un beau jour maintenant est rare et passager;

Le pauvre , demi-nu , des premiers froids sétonne f Travaillons pour le soulager.

Toi, reprends, Aglaé , laiguille intelligente

_ Qui nous rend nos bouquets de fleurs ;

Toi. la navette diligente ,

Qui marie en courant leurs soyeuses couleurs.

Donnez-ruoi mes pinceaux ; la nature éveillée Se dégage de Y ombre et lit de toutes parts;

Un rayon de soleil court sur lherbe mouillée,

Et ces pâles bouleaux rassemblent les brouillard!

Autour de leur cime effeuillée.

Lhiver sera, mes sœurs, plus rude quon ne croît,

Et déjà , d ans la cotir dun ton piteux et triste,

Uu tout petit enfant demande quon lassiste,

Eu souillant dans ses mains toutes rouges de froid.

Vous avez vu souvent, au seuil de presbytère,

Cette femme encor jeune, et d un maintien tremblant.

Qui nourrit un eufcoit, pâle comme sa mère,

El qui pleure en le consolant.

Jemarrôte pour laisser au lecteur le plaisir dachever cette belle élégh dans le recueil même; on ne trouve dans ces vers ni manière, ni aflctatipn , et cest en écrivant ainsi qu'on sassure des succès du­rables La poésie, on ne saurait trop le redire, exige surtout delà clarté, el ce nest pas sans raison que les aneiens avoieat voulu que U dit» des vers fût aussi le dieu du Jour.

Ai.m.wm SoiiNjtT.

IN. Wery , 5 e air varié pour le viofo , avee accompagnement de violon, alto el basse ou piano. Prix; 4 fr. 5o c. Avec piano seul, 5 i'r. 75 c.

Idem , Menuet de Dou Juan de Mozart, 6 e air varié pour le violon , avec accompagnement de violon ; alto et basse ou piano, 4 h'- c. Avec piano seul , 3 fr. 75 c.

Idem , 7 e air varié pour le violon , avec accompagnement de violon, alto el basse ou piauo , 4 fr. 5o c. Avec piano seul, 3 fr. 5o c.

La rieur, roipance, paroles de Millevoye, musique de N. Wery, 1 fr. 5o c.

Parlons plus bas , nocturne à deux voix, par le même , * fr.

Chez Janet et Cot.elie , rue Saint-Honoré , n° 12 S.

Et chez Thibout, luthier, rue Rameau, n° 8.

Code des fimmes, ou Récits et Entretiens sur les droits, privilège#, devoirs et obligations des femmes , sur les précautions à prendre par elles pour couse;ver leurs biens; se garantir des surprises; fair® maintenir, en toutes circonstances, les avantages qui leur appar^ tiennent, comme fil les, mineures ou majeures , épouses, veuves, mères, tutiices, héritières, donataires, eréancières, etc., etc., par M. Guichard , avocat. Un vol. in- 8 °, orné dune vignette. Prix ; é fr,, et 7 fr. 75 c. parla peste.

Chez N. Pichard, quai de Couli, n* 5 , et le Norinant, ru® d® Seine, n° 8 .

Nous avons déjà annoncé cet ouvrage dont la lecture est aussi utile qu'agréable; il devoit avoir et a en en effet le plus grand succès. Lauteur , M. Guichard , avocat très distingué , ravoit dabord mis en vente à son domicile ; mais f afBuenee des acheteurs ne lui per­mettant plus d<x soccuper de semblables détails, il sest décidé k céder tout® lédition aux libraires désignés plus haut. Cest fÜQA® à wr yêtl fcut désormais sadresser.