dont on l’accufa dans la courte information qui parût après Ton arrêt, & depuis dans le Specii s FaCti Heffois, d’avoir menacé vouloir repouffer toute violence par fes piftolets en cafTant la tête à quiconque voudroit le vilîter. Maintenant on trouve bon de faire palier une déclaration au Lieutenant /Lieeden par laquelle il déclare qu’il n’a pas vu les piflolets: rien n’efl cependant plus vrai, le Comte les avoit mis dans fa robe de chambre, & en tenoit un de la main fous Ton bras fans le tirer, puisque les menaces avoient mis halte à la vifitation. Le Comte avoue, qu’il a été faili de colère & d’indignation, mais il défie , que qui que ce foit, ait vû une marque de crainte, ou entendu un mot, qui y reffem- blât, & fi l’on a rapporté, tout ce qu*il a dit dans ce moment de colère on fe fera même bien perfuadé, que s’il avoit eu à faire à un adverfaire moins puilfant, & point eatouré de gardes, il l’auroit faitpalfer par d’autres rubriques de droit.
Les raifonnemens faits fur l’ortographe de Madame de Goerz font pitoyables, l’auteur dit lui-même qu’elle ne fût jamais fixe & érablit cependant fa méthode invariable. On l'abandonne à fà contradiction, & l’avertit au refte que jusqu’ici on ne s’eft point attaché à faire imprimer les fautes d’ortographe quand il ne s’agit que du texte.
On met encore à la charge du Comte qu’il a voulû corrompre certaines perfonnes, pour parvenir à fes fins: le Comte avoue , qu’il a dit & fait dire, qu’il fe montreroit en toute occafion, l’homme du monde le plus reconnoiffant, li on vouloit tâcher de faire revenir le Landgrave de fes idées ou prétentions, en aju fiant l’affaire d’une façon déeente& amicale, fans déroger pour cela à ce qui pourroir être dû à S. A. S. ni bleflcr ou lezer la fidélité qu’on devoit au Maître: il avoit même acheté une bague du jouaillier de la Cour de Caffel, qu’il favoit plaire à Mad : Cannegiffer, & il la lui deftinoit, files chofes s’étoienc paffées en ordre, & terminées d’une manière honnête. Il n y a rien
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