en cela qui fente la corruption, mais forme une preuve, combien le Comte y a mis de ménagements, & taché d’écarter toutes les violences de irrégularités qui ont fuivies. Mais fi contre toute attente ces démarches doivent être confiderées comme des corruptions, il elt à remarquer, que l’on n’ufe gueres de ccs moyens qu’en vers des gens, qui jouiiTent d’une certaine réputation analogue de qui le rendent ailes méprifables pour être en bute à de pareilles proportions. Les Mini- ftres de CaOel décideront maintenant d’après cette explication , quel elt le fens le plus convenable à donner aux difeours, écrits de infinua- tions du Comte de Wartensleben.
Cette courte analyfe fur les remarques HcfToifes, fuffira, pour mettre un leéteur attentif de judicieux fur les voies, pour juger lui- même fur ce qui efl vrai, vraisemblable ou faux, de à qui les vers allégués d’Horace
O
Pulcra Lavernu
Da mihi fallere da iuftum fanclumque videri :
Nocïem peccatis de fraudibus objice nubem.
conviennent le mieux. Comment concilier la bonne foi ou la vérité, entre deux diétons oppofés, tels que les fuivants. Une per- fonne d’un rang relevé a dit publiquement à un diné à Mayence, que S. A. S. le Landgrave fît confidence le 9 ou ïo Nov. 1763. à une très rcfpe&able perfonne comme quoi il étoit intentionné de faire arrêter le Comte, mais qu’il lui demandoit le fecret: d’un autre côté, Monfieur Mofer a conté que fon Prince l’avoit alluré, que le Comte avoit été arrêté plus de deux heures avant qu’il en eut été informé. L’un ou l’autre doit être vrai; fi c’eft le prémier, comme il paroît af- fés vraifemblable, comment y concilier ôc accorder ce que S. A. S. a écrit elle - même à L L. H H, Puiffances , & fait publier par fes imprimés,