Malgré tout cela, le Comte de Wartensleben fourient, quil nefi: pas quelbon de falfification, quil nen exifia jamais dans toute cctrc affai- re & défie de pouvoir le prouver. Si donc il ny a point de faififica- tions, routes ces hypothéfes pcrveiTes tous ces raifonnemens & leurs conclufions avanturées, ne font que de vrayes efcarmouchades en lair & ne prouvent que beaucoup de méchanceté, de défir a nuire & à vou­loir diffamer le prochain, a fin de fe tirer bello modo dune affaire peu honorable dans (on enîreprife comme dans fa conduite. Suppofons un inltaut quil neut jamais été queltion dadditions, ou de quelque explica­tion fur le Tdtament, comme néanmoins cela fe trouve; ell-ce que le Teftament ne fait pas mention dune fondation Libre, comme la Lcfta- trice la caraétèrifée el e même au quatrième paragr: Or le mot Libre doit avoir des attributs de une lignification diftinctive, oppofée à ce qui lui eft contraire, telle eft la foumiifion & la dépendance médiate & dire­cte: de façon que quand le Teftament dit au feptième paragr: que le Pais de HefTe jouïroit dun avantage marque, ce neit que fous les conditions qui fuivent dans le même paragr: & en font la conclulion, favoir, en cas que lon obtienne les libertés requifes quelle exige <St (tipule fpécia- lement celle de la libre fortie, fine quamw, le Directeur vendroit tout & transfereroit la fondation dans un autre Pais proteflant, comme elle vouloit que les'Dames eu fient toujours la faculté de fe transférer ail­leurs: rien nefl: plus fimpie, plus clair ni plus naturel, fans quoi la fondation feroit de moindre condition , plus foumife Si dépendante que feiie la fondatrice même, & chaque fujet allemand, ce qui ne peut ja­mais avoir été fon intention, puisquen abftraétion de toute antre preuve, elle dit dans fon Teflament que fa fondation fera une fondation Libre^ de façon que quand rien au monde ne parleroit que le Teflament feu!, tout homme impartial & raifonnable fera convaincu que la Liberté & Iiifclavage c^ii réfulteroicnt dune non translocation, font les Antipodes qui ne fe rencontrent jamais. Malgré tout cela il ne tenoit qu a S. A. S. le Landgrave de voir la fondation érigée dans fon Païs, puisque le Comte de Wartensleben, à la de fes menaces Su des violences que lon y jnettoit., Si ne pouvant refilterà une force majeure, voulût faire dené-

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