Ijo Le Congres des Bêtes*

quelque Conlîderation puilïe nous induire à vous abandonner. Si mon Coufiu le Léopard ne vous a pas appris en fecret la Négocia­tion particulière qui a été faite dernièrement entre lui & P Ane , Cétoit parce que cela ne menoit â rien , Ci non qua amufer le Benêt» qui croyoit détacher mon Parent de fon pro­pre fa ng*

Le Blaireau, C*eft pourquoi nous nous profternons à vos piéds. en vous faifant nos remercimens pleins de la plus grande Recon- noilfance (le Sanglier & lui font la révérence au Renard ). Mais voulez - vous bien me per­mettre. * * * «

Le Renard * Tout vous eft permis, parlez

librement*

Le Sanglier * Le Loup*

Le Renard, Quoiquil foit mon Oncle, je ne fuis point aveugle fur fes fautes* Il efl: dun grand Appétit, & il a un Oeil de Faucon fur fa proie* Vous aviez peur que nous ne confentions quil ne garde ces Polfeffïons qui vous appartiennent, & que le Sort de la Guer­re a mis entre fes mains. Ne craignez pas cela, ce dont vous pouvez être allurés, ceft que nous ne vous tromperons pas, regardez attentivement , examinez icrieufement la ma­tière, & vous conROÎtrez quil ne peut jamais

être