Le Congrès des Bêces; u

La Loutre . En effet il m*a été font utile*

> jusquà la fin de l'étc & de lhiver derniers, fans compter pendent le dernier de ces temps, en vous unifiant pour mengager dans des dépen- fes que je ne puis fupporter. * Monfeigneut Lion , vous êtes, ou vous pouvez être fi vou» voulés riche Si puifl'ant,&vous êtes naturelle­ment magnanime & libre* A préfent moi tout au contraire, je fuis pauvre & naturelle­ment ferré , tellement que nous ne fommes pbint propres a faire la Guerre, joint à ce que nous navons jamais été accouplés enfemble* Au nom de Dieu fi vous avez envie de continuer la Guerre, ne my comprenez pas, Vous nen tirerez pas moins de gloire que vous navez fait de vos dépenfes*

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L % Ane, Je vois bien que le Renard vous a enjôlé pendant mon abfence* Il craint la venue de l 'Ours , il rampe, il ufe de flateries.

La Loutre ; Que peut - il faire de plus, que de re- ftiruer toutes les conquêtes ? Quil auroit été heureux que nous ieüflïons pris au mot la pre­mière fois quil nous la fait offrir !

Ma chere Otty , donnons lui fur les Oreilles avant que nous nous quittions Si je vous aimerai de tout mon coeur.

1 La Loutre, Voila toujours le même Language que vous me tenez depuis trois ans» Et quy avez - vous gagné, fi non de la Confufion Si des

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