ï g Le Congres des Bêtes*
• La Loutre • Cela eft vrai, & je me fouviens qu’il a été L ion, & terrible Lion.
Le Renard. Oui il y a du tems * lorsqu’il Vous frota les oreilles, ha, lia»
La Loutre * Et depuis, quand il eft tombé fur votre peau, & qu’il étoit au moment d'abbatre votre gloire, ha, ha.
Le Renard. Quand mon Aÿeul devint vieux, & qu*il tomba fous la tuelle d’une vieille Sorcière.
Là Loutre. Certes, il mè femble qtie le L ion a été fous une aufli facheufe Tutelle en dernier lieu, quand ce D*...de CheVal l*a métamon. phofé en Ane. Un petit Bidet dont perfonne ne fe foucioit pas plus que d'un rien, il tachoic de faire la figure d’une Bête de conlequence, 6c de faire figure à la guerre pour trouver moyen d’agrandir fon pâturage* Il vouloir faire entendre qu’il avoit beaucoup d’eftime pour Madame la ‘TigreJJe , quoiqu’en fecret il ne folihailoit pas moins qu’aucUn autre de fes voifins qu’on lui roghât lès ongles de fort près 6c en quelque maniéré , tout eft arrivé comme il lé foühaitoit ; car fon Oreille droite qui eft fa plus belle Oreille appartient aujourd’hui au Singe* qui n’eft pas moins inquiet des mouvemens du Cheval , que d.e ceux de la Tigrejfe. ah,Mr* le Renard*, celaeft heureux pour vous qu’il ait eu des Influences fur le Lion.
Le Renard. Cependanr vutis oubliez qu’il
n’eft plus la terreur de la Plaine*
La Loutre. Grand merci à ce vain & infatué Animal de Cheval . Li