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iZ Le Congres des Bêtes,

Je vais me retirer un moment pour méditer fur cela* Il s'en va.

Le Renard. Nous vous aurons à la Conférence générale ?

Le Cheval. Elle deviendra a rien,

Le Renard. Dieu nous en préferve. La Guer«* re me rend malade.

Le Cheval. Une Copie de votre Contenance.

Le Renard . Bon, on fe fiche bien de l’hon­neur. Tachez feulement de procurer le grand Ouvrage de la paix.

Le Cheval , Si je çroyois.que yous parlaffiez tout de bon.

Le Renard. Autant que la Tigrejfe 6c le Loup font portés à continuer la guerre dans l’efpcran- ce d’y gagner quelque choie, pendant que votre généreux tVard, gardien, ou Confeil, en fupporte les frais 6c la peine.

Le Cheval. Appeliez le plutôt Ane , que mon Confeil. Car, Mr. le Renard, quoiqu’il en hit, vous favez bien qu’on ne voudroit pas que çela fut répandu ailleurs.

Le Renard. Ah 1 ah î il eft vrai, Outre cela, fait-on quelle figure ferait cet animal, s’il favoit palier ailleurs pour être mené par la Longe,

Le Cheval. Bon! que m’importe de quelle ma­nière il penfe; qu’il fe gouverne fuivant les coutumes, qu’il fe vante d’avoir une liberté en­tière, s’il veut j mais depuis que je lui ay rogné les ongles, il n’a pas grand-force.

Le Renard. Vous l’avez trouvé un peu mau­vais au commencement.

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