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Oa «'abonne rue de» Pritre» Saint^Gcrmain X A uxerrou, fi* 17.

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POLITIQUIS ET LITTERAIRES.

Prix : 18 fr. pour fro***^^ 36 fr. pour si* m«r»i ÿ* ft. pour leMMÊi *

GRECE.

Xante , 8 janvier.

( Correspondance j -articulière. )

Les pliiîhellènes d Angleterre et. d-Aliemngn'e , le cierge vénérable de ces deux pays, ainsi qu une foule de personnages de distinction des deux sexes, viennent denvoyer aux (jrecs des secours dune na>- turc telle quils nen avoienl pas encore reçu depuis qtijiscxix aJ- "' rt 1 ^' avec tant de gloire et d. j persévérance. IndépeuiJaj^^rreffTfle sommes c msidérables d'argent, de munitions «je guerre, d habillement, nous avons vu passer ici. pour su icoaic a àiAsoiongni , «lès nommes aussi sages quéclairés qui viennent offrir le secours de leurs lumières et de leur expérience pour fonder une administration sage , et établir une économie générale dans les affaires publiques, de manière a organiser et a régulariser toutes les branches du service. Deux presses typogra-

rope ne sera pins a lu merci du Spec, valeur autrichien, qui ont jusquà ce jour enveh pp 4 les allai 1 es de lOrient de ténèbres , et chacun pourra connoître ce qui se passe «lans eus contrées nouvellement régénérées, et pour jamais arrachées h la domination du Sultan.

Cest Odyssée qui sest emparé de Carystos dans lîle d Eubée , et il assiège maintenant Erythrée. Les slralarqties Diamanlis et Gouras après avoir occupe le fort de Cara-Baba qui tonne la tete du pont par lequel on pénètre du continent dans Elle dEnbée, ont établi un blo­cus resseré devant Ncgrepont.

Le château de Patras est tellement pressé que plusieurs familles turques ont déjà obtenu , en vertu dariangemetis particuliers, la permission de se retirer à Gastouni , dans l Elide: les prisonniers grecs qui sy trouvoieul renfermés ont également été relâchés par les assiégés.

Maurocordato a de son côté mis le siège devant Lépante et le mateau du cap Autirrhion , de façon que toute cette partie de la iurèce occidentale sera soumise au pavillon de la Croix, avant lou­verture de la campagne prochaine, On pourra ensuite agir, s il y a lieu , contre lEpire. car la peste qui désole Arta et Janina est si ter­rible , que nos guérillas qui couvrent maintenant les bords du golfe A mbracique uosent pas pénétrer au delà du Macriuoros.

GRANDE - BRETAGNE.

Londres, 6 février.

Fonds public*. Trois pour cent consolidés , 90 1/27/85/891 1/8 91. Coupons français, 8 t /4 de prime.

Les jonrnaux.de Barbade. jusquau 3 i décembre , viennent d'ar- jiver; nous en tirons la nouvelle suivante:

Bri.Igetnwn, 3 l décembre. « Le bateau de poste , fEiinnore, capi­taine MolFat, qui a quitté la Martinique lundi dans laprès-midi , nous apprend que cette île française a été jetée dans des alarmes sérieuses. Vingt à trente mutâtes libres , tous riches et considérés, ont été arrêtés et envoyés, a bord dune frégate , de Saint-Pierre à Fort-Royal, - ils sont rigoureusement détenus. On a découvert une correspon­dance séditieuse que ces inécoutens avoient entretenue avec lEurope, les îles anglaises et Saint-Domingue. Massacrer sans distinction tous les hahitans blancs et. mettre le feu à la ville de Saint-Pierre , tels étaient les moyens diaboliques par lesquels ils vouloient renverser le jpiivcrnement. La vigilance «le la police française et la main de la Providence ont fàit échouer ce complot horrible. On a trouvé , entre autres choses , une réponse de Boyer leprésideut de Saint-Domingue, h une lettre par laquelle un des conspirateurs lui demandoit le secours ®

de quelques soldats. U nouvelle que lAngleterre avoit envoyé rei des troupes pour comprimer nos malintentionnés, aipsi quel arrivée très heureuse des troupes françaises à la Martinique' même , ébran- 1 'rent leur décision et le* engagèrent à remettre lexécution de leur tnaiiet révojjji- TTTr;r ff : P r ï du '.7 décembre , jour primitivement lixé , au /^^wrrr^vei 11 tv de -Noël. Dans JjutervaUe, 1 activité du gouverne» * 7 neiit et la surveillance extrême «le la police amenèrent des décote» vertes «pii firent arrêter toute entreprise. Plusieurs hommes de cou­leur étoienl récemment arrivés de France et avoient distribué de* pamphlets séditieux. On dit queuviron soixante individus parmi les milices de couleur ont été désarmés.

» Nous apprenons que, dans 1 île «le la Dominique , la loi martiale a été proclamée.. » ( Curier.}

Il nest venu hier que trente-huit mpmbres à la Chambre des Com­munes j par conséquent, la séance na pu avoir lieu . et la Chambre reste ajournée jus 11 à aujonrd hui.

M. Lyall est sur le point de faire paroître son ouvrage sur la Russie^ il a communiqué au Courier la partie qui regarde les crdo r nrs unJilaires russes. Ce système, qui présente nue grande innova­tion eii Europe , mérite la plus grande attention. Cest le gé­néral Àraktcheiew qui en est lauteur. Le but est dentretenir nue armée par les propres travaux du soldat , qui est eu même temps agriculteur , dexercer aux armes toute la population mâle dos villages militaires, de donner au soldat un domicile il puisse laisser sa famille en temps «le guerre , et daugmenter la population , et par conséquent la culture d1111 pays qui na besoin que de bras pour voir beaucoup de scs steppes se transformer en jardins, et ses hameaux dispersés se réunir en cités florissantes. Les paysans de la couronne, dans les villages destinés à devenir colonies militniies . sont classés de la manière suivante.; i°. Les maîtres-colons qui possèdent et dirigent des fermes do quinze desiaifines, à condition de loger et nouirir lin soldat ; 2 0 . \ts assisfans , qui sont des valets de ferme ; 3°. les agricut- te.urs-sofda's qui, hors du temps do lexercice, aident à lexploitation de la ferme ; £°. les réserves , qui ont le même devoir que les soldats ; 5 °. les (unionistes , comprenant tous les jeunes gens «le treize à dix- sept ans ; 6°. les garçons de huit ans à treize ; 7 0 . les enfins mâles % au dessous de huit ans: 8°. les femmes ; 9 0 , les invalides. Chacune de ces classes est soumise a des régies, soit de conduite, soit déducation, et le tout ensemble est sorts une discipline qui eu fait une population etiL-hrement distincte des antres Russes. Liz'.vjflfea^Jc s»/dat-agri, cultëur et le solda/ de réserve sont très souvent les troiSMiljf du colon ou bien ses gendres , ses neveux. Ou voit sonveul des familles se trouvent réunies toutes les classes. Le maître colon et son assis­tant iiappreunent que superficiellement le maniement des armes , mais ils portent l'uniforme.

Les soldats et les réserves sont exercés avec beaucoup dassiduité ,. cest une véritable armée j seulement les hommes de la réserve ont la faculté de se livrer à un métier , comme tailleurs , cordonniers , etc. Les cantonistes et les garçons vont alternativement à lécole et à lexercice. Ils sont instruits daprès la méthode de lenseignement mutuel : ils apprennent une sorte «le catéchisme sur les devoirs dun soldat , le même , dit M. Lyall , que Buonaparte faisoit enseigner aux siens. Us ont des écoles d'équitation , et tous les antres moyens pour être bien élevés $ ceux qui se distinguent peuvent devenir officiers. M. Lyall a vu .quelques compagnies de cantonistes manœuvrer très bien, et montrer un espiil de corps tout à fait propre à faire de bons soldats.

Les femmes reçoivent une éducation et une instruction supérieures à celles «les autres paysannes, le tout d après le système |aùcasterien. Les en fans sont «levés d'après les mêmes principes , et passent succes- sivent au rang des garçons , des cautonistes , etc.

FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS.

THEATRE FRANÇAIS.

OEdipe , lEcole des Maris.

THEATRE ROYAL OH L'OPÉRA COMIQUE.

La Maison isolée , la Neige.

THÉÂTRE ROYAL ITALIEN.

Nina paaza per «more , lInganno Fortunalo.

SECOND THÉÂTRE FRANÇAIS.

Luxe et Indigence , les Ricochets , le Roman «lune heure.

THÉÂTRE D ' 1 VAUDEVILLE.

Les Modistes , les Femmes volantes , les Mauvaises Têtes , Julien.

gamnase dramatique. ( Spectacle demandé. )

Le Comédien d Elampes, Caroline, lHéritière, Michel et Christine.

THÉÂTRE DES VARIÉTÉS.

La i re de lAccordée de Village. les Cancans , la Carte , les Farees.

THÉÂTRE DE LA PORTE SAINT-MARTIN.

Le Coupable, le Cuisinier, lAmour et lAppétit.

VARIETES.

Poèmes et Chant « èlègiaques . par Alexandre Guiraud (i).

Lun des caractères distinctifs de la poésie moderne est dêtre , non |iiiS mélancolique , comme 1 ont prétendu quelques partisans outrés de

(i)Un volume , orné de jolies gne ores.

Ch«/. Boulland et compagnie. libraires, rue du Battoir, n° 12, Chez l.advocat . libraire, Balais-Royal, n" ip 5

Chez le iNovmant, libraire, roc de berne, n 8 j et chez N. richard, quai «le Luoti, n" 5 .

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lécole romantique, mais sérieuse et sentimentale. Nous peignons, avec une sorte de charme et «le volupté, les sentimens individuels que la contemplation de la nature et dçs événemens de ce monde nous inspirent. Ramenés sans cesse sur nous-mêmes par une religion spiri­tualiste et par lhabitude de la méditation , les expressions naïves et les sons harmonieux de la lyre antique suffisent plus à nos inspira­tions : nous demandons des «motions plus intimes, et nons exigeons presque toujours que les pensées de lhomme et du chrétien nous apparoissent à travers les images du poète.

Peut-être cette tendance de notre littérature a-t-elle été trop mé­connue des poètes élégiaques du.dernier siècle : en empruntant des formes et des images antiques pour en revêtir leur propres sentiment* peut-être ont - ils enlevé à la peinture de lamour sou plqs grand charme, et à la peinture de la douleur, ses plus profondes émotions. Le voluptueux Anacréon , le tendre Tihulle ou f épicurien Horace , ne soupçonnoient pas les plaintes déchirantes qu'une âme chrétienne peut faire entendre lorsquelle- se trouve aux prises avec quelque grande passion: ce nest point en se servant de leurs couleurs que J. J. Rousseau auroil peint son Héloïse, ou Bernartlin de Sainl- Pierre 3a Virginie , et l'imagination se ternit révoltée «Je cette espèce de profanation littéraire , comme si lon avoit fait passer une théorie grecque sous les arceaux gothiques de nos chapelles du douzième siècle.

Mais, en invitant nos jeunes poètes à suivre avec courage la nouvelle carrière que quelques hommes de génie leur ont tracée , nous devons leur en signaler les écueils. Malheur à ceux qui prendront l'obscurité» pour la profondeur, et le néologisme pour le talent ! La langue fran­çaise, immortalisée par tant «le chefs-dœuvre, estime reine jalouse «le ses droits , et qui exile de l'empire des lettres tout écrivain qui pvétend s'affranchir «lu joug qu'elle impose. Horace \ouloit qtion ne

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