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très du saint-office doivent être et ont toujours été les premiers à donner des exemples aux mi­nistres de la paix, nous avons cru, messieurs, qu’il étoit convenable a notre ministère et de notre devoir de vous adresser cette lettre, afin qu’instruits de son contenu, et pénétrés de l’ur­gente nécessité, vous puissiez concourir unani­mement à la conservation de la tranquillité pu­blique. Vous en donnerez connoissance à tous les subalternes de vos tribunaux respectifs, ainsi qu’aux commissaires des districts, pour que tous, et chacun de son coté, contribuent à un ob­jet aussi important avec tout le zèle, toute l’ac-* tivité et toute la prudence possibles. Vous tien­drez ceci pour entendu, et accuserez duement la réception de cette circulaire. Que Dieu vous conserve. — Madrid, le 6 mai 1808.

Certifié conforme à l’original.

Signé ; Don Christoval Cos y Vivero’,* secrétaire du conseil.

Au conseil suprême de Castille s etc .

Au conseil de l’Inquisition , etc.

Dans des circonstances extraordinaires , nous 1 avons voulu donner une nouvelle preuve de no­tre amour à nos aimés sujets dont le bonheur a été pendant tout notre règne le constant objet de nos sollicitudes. Nous avons donc cédé tons nos droits sur les Espagnes à notre allié et ami l’Empereur des français, par un traité signé et ratifié, en stipulant l’intégrité et l’indépendance des Espagnes, et la conservation de notre sainte religion , non seulement comme dominante,* mais comme seule tolérée en Espagne. Nous avons en conséquence jugé convenable de vous écrire la présente pour que vous ayez à vous y conformer, à le faire connoitre et à seconder de tous vos moyens lEmpereur Napoléon. Mon­trez la plus grande union et amitié avec les fran-- cais, et surtout portez tous vos soins à garantir' les royaumes de toute rébellion et émeute. Dans 1 la nouvelle position où nous* allons nous trou­ver, nous fixerons souvent nos regards sur vous,- et nous serons heureux de vous savoir tranquil-” les et contens.

Donné au palais impérial, dit du gouVerne-* ment, le 8 mai i8o8.*

Signé Moi le Roi.-

Tic Vienne , le 12 Mai.

Le général russe Kassinikow est nommé gou- % verneur de la Moldavie et de la Valachie ; il a été établi à Bucharest un gouvernement provisoire ,. composé d’habitans de cette ville et de deux ho-* yards. Les lois actuelles continueront d’être en* vigueur; dans les-cas douteux, on en référera au! gouverneur. On suppose que les memes mesu­res vont être adoptées-pour- la Moldavie.* Si Ma

l’Empereur de Russie a donné âu prince Ypsi- lanti un hôtel à Moscou , et dés biens considé­rables en Russie ; toutes les personnes qui lui étoient attachées, passent, suivant leur rang, au service russe, ou reçoivent de fortes pensions.*

Extrait des Nouvelles de Paris, du 16 Mai.

Nous recevons à l’instant les nouvelles sui­vantes :

«Le prince des Asturies et son frère l’infant don Carlos sont partis aujourd’hui a six heures du matin , pour se rendre a Valencey près de Blois, lieu fixé pour leur résidence.

«Le Roi et la Reine d’Espagne et le prince de la Paix , se mettront demain en route pour Fontainebleau. «

Le docteur Gall, réduit aujourd’hui à la né­cessité de défendre jusqu’aux premières décou­vertes d’après lesquelles il avoit forgé son systè­me, va bientôt être même entièrement privé de l’honneur d’avoir donné naissance à cette bizai*- rerie. Déjà nous avons rappelé, dans notre nu­méro du 2 décembre dernier, qu’un anatomiste anglois, le docteur Thomas Willis, dans un ou­vrage imprimé en 1602, comparant, comme le’ docteur allemand, les crânes des hommes avec ceux des animaux, et procédant aussi par des observations empyriques, prétendoit reconnoi- tj c par Vinspection du^Acàne et le

toucher du cen)eau , les affections <iu’éprouvent les êtres animés. Aujourd’hui, nous apprenons que dans le siècle dernier, un mathématicien français , nommé Du Chenteau, a été bien plus loin encore que le docteur anglois. Du Ghen- teau a fait graver,- en 1741, quatre cartes philo­sophiques et mathématiques ,- qui sont actuelle­ment fort rares : sur la troisième de ces cartes ,• on voit une tête d’homme, à la partie postérieu­re de laquelle se lit le mot formation. A ce mot,* correspond une note qui marque que la place „ oià s’est formée la faculté de créer sé trouve' Concentrée dans la partie supérieure dès- cer- veaux , et dans la moelle spinale.,, On sait que' M. Gall a aussi considéré le cervelet comme l’or-- gane de la propagation de l’espèce, ce qui coïn­cide avec l’idée de Du-Chenteau. Du Chenteau' a aussi écrit ces mots sur la : partie supérieure et" frontale de la tête qü-il à fait graver : Amour de' Dieu ,■ Intelligence f Entendement ? Amour du' prochain s - Raison, Jugement ,-etc.* C’est à-peu-' près a la même partie de la tête qüé M. Gall pia-- ce les organes de la T/zénrude la Bienveil­lance t de la Faculté dinduction de l ’Reprit y de la Pénétration comparative etc.* Si M. Gall' à connu Ces cartes' de Du Chenteauy comme ili- est- très-probable,» nous- lui* demanderons poin-'

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