quoi il a omis de citer celui qui a dû lui fournir toutes ses belles découvertes. Au reste, on peut voir chez M..Chereau, peintre en miniature, rue de laMonnoie, n°. 19 , les cartes dont nous venons de parler. Une autre particularité, qui est d’une date bien plus ancienne que les observations du docteur Wiüis et les cartes de Du Clienteau, nous prouve encore que la doctrine du docteur Gail, quoique extraordinaire, n’offre cependant rien de neuf : Erasme étudioit, a 14 ans, à la fameuse école de Deventer, sous le professeur Regius, et annonqoit des dispositions. Pour les vérifier, Rodolphe Agricoîa souhaita voir ce jeune écolier, dit Bayle dans sa biographie ; on le fit sortir de sa classe pour saluer Agricoîa , qui le prit, par le derrière de la tête , et l’ayant considéré fixement, lui dit: Vous serez un jour un grand h,mine. On sait si Erasme a justifié la prédiction ; mais il est précieux de no-’-erles circonstances qui l’accompagnèrent, et difficile de ne pas soupçonner le bon Agricoîa d’avoir été un peu entaché de gallisme, ou, pour parler plus exactement , de soupçonner M. Ciall d’ëtre un peu entaché d’agricolisme. On ne voit pas que, dans ces tems-la, la crànologie ait produit beaucoup d’effet. Les hommes ne se cro- yoient pas aussi éclairés, et, par là meme, ils étoient moins exposés au danger d’ëtre dupes.
(Gazette de France'),
- Les gens'd’un certain âge et doués d’une bcm- " 5 rê mémoire%e rappellent peut-être les expériences que fit, il y a 25 ans,’un certain M. Bleton avec la baguette divinatoire, en présence de tous les curieux de Paris. Ces expériences ne servirent qu’à fortifier les cloutes que les savans avoient'depuis longtems élevés contre la réalité de cette prétendue faculté, que certains individus s’attribuent d’ëtre sensibles aux émanations de l'eau cachée sous terre, soit par l’intermédiaire d’une baguette de coudrier, et par conséquent de pouvoir indiquer le cours des veines souterraines qui donnent naissance aux fontaines. Les enthousiastes, au contraire, persistèrent à dire que non seulement Bleton sa voit indiquer les eaux, mais même les mines, surtout celles d’or. Aussi ces messieurs attribuèrent tous ces effets à l’électricité, et donnèrent à leur doctrine le
nom à’ydro-électrîcite , on mieux encore élec- trologie souterraine. Cette doctrine merveilleuse est renouvelée aujourd’hui avec le plus brillant succès par le P. abbé du couvent de St.- Lrhin, dans le canton de Lucerne. Ce prélat, frère de Glutz RuébtJ, ci-devant îandamman de la Suisse, annonce que le tems seul lui a manque jusqu’à présent pour mettre en ordre et publier son système d’ydro - électricité ; mais qu’il se flatte o avoir bientôt tout le loh-ir nécessaire. En attendant, h s journaux allemands assurent que M. l’abbé indique avec succès toutes les sources cachées eu’ii veut bien se donner la peine de chercher. Dès qu’il et. ml s n doigt indicateur, les eaux, s’il s’en irotive dans le voisinage, font une impressi'.n sou laine sur les fibres de M. l’abbé; il reçoit ces émanations en ligne perpendiculaire., hcrizonta/-' ou diagonale, jamais en ligne courbe. Ou assure que M. l’abbé se rend à Paris pour y domu r des cours d’électrologic souterraine qui ai h veront de faire oublier les merveilles de la crànoi gie.
D'Utrecht , le 12 Mai.
On a joui dernièrement dans l’église de Gro- ningne d on exercice public qu’ont soutenu leâ sourds-muets élevés par M. Guyot. Cet exerciie avoit attiré un concours considérable de spectateurs de tous les environs. L’intérêt qu’on por- te-«.-rtirreiterncrrt à cette classe malheureuse de la société , a encore été augmenté par la manière dont ces élèves ont répondu aux soins de leur instituteur. Cet homme respectable les a menés au point non-seulement de comprendre parfaitement, par les signes convenus, tout ce qu’on leur dit, mais encore à s’entendre par le seul mouvement des lèvres , en sorte qu’ils conversent entr’eux, et qu’un autre met par écrit tout ce qu’ils se disent. Parmi les ouvrages manuels et les objets d’arts faits par ces élèves , on a remarqué surtout une table du nommé Jelles.
Les anglois continuent à s’emparer des biteaux pêcheurs que le vent et le mauvais tems écartent des côtes. Le village de Scheveningue est un de ceux qui a le plus souffert de ce genre de pirate- »ie. _Depuis deux arts, on compte dans ce village 55 pêcheurs enlevés à leurs familles.
*** "On offre nue place dans une bonne voiture pour aller à Cas sel en Hesse, et partir le plus pramplement possible; s'adresser au PVeidenbusch JV (> . q. 5 .
*** Pour la 104 e - lotterîe royale de Hollande a la Haye , dans laquelle il y a a gagner les lots considérables de fl. £00,000 , 100,000, 80,000, 60,000, 5o.ooo, 4 °.>t>oo So,ooo , s 5 ,ooo etc,, on peut avoir chez moi des billets entiers de la première classe, dont le tirage commencera le 7 juin , a fl. 10 , et pour toutes les classes a fl. 80 , comme aussi des demi-billets , des quarts et des huitièmes de billets. Le plan se donne gratis. On prie d 3 affranchir les lettres et l’argent.
Wolf H. Reinganum, rue Schlimmauer , N°. 90, 5 e - maison en entrant par la Zeil, a Francfort.