®xe une suite (Vannées de troubles et de malheurs pour votre patrie. Espagnols, croyez en mon expérience, et obéissez à cette autorité que je siens de Dieu et de mes pères ; suivez mon exemple , et songez bien que, dans la position -®uvotis vous trouvez,. il ny a prospérité et sa­lut pour les espagnols que dans lamitié du grand Empereur notre allié*

Donné'i Bayonne, au palais impérial dit dus gouvernement,, le .4 mai 1808.

Moi le Roi.

La Junte svprime du gouvernement aux . Tiabitans de Madrid..

Habitans de Madrid ,' votre tranquillité sera 1 désormais inaltérable.. Vous la devrez a la lo­yauté de votre caractère; mais elle sera encore plus assurée par la confiance quinspirent les lois et la prudence des magistrats zélés à qui leur exé­cution a été confiée. Cest dans cette conviction que la junte suprême du gouvernement procla­me, quaussitôt que lhumaiüté la exigé, lar­mée alliée a supprimé la commission militaire' établie pour un seul jour comme un moyen né­cessaire,. quoique sévère, et qui ne devoit son établissement quaux égaremens de quelques in­dividus ; que désormais tout habitant, de quel­que classe quil soit, qui auroit donné motif à être arreté par les troupes françaises , pourvu quil nait pas porté les armes contrelles, sera immédiatement remis à ses juges naturels, et jufé pardfi®pyvieme dans le seul cas excepté , cM fri^avhl S^'brté les armes contre les troupes françaises, Un juge désigné par le tribunal com­pétent delà nation, assistera toujours a linstruc­tion du procg£ de laccusé, jusquà ce que la sentence soit fftononcée. Aucun bourgeois do­micilié dans cette ville, ni étranger, ne sera molesté à cause de la manière dont il aura porté son manteau, encore moins les ecclésiastiques. Les voituriers employés à lapprovisionnement journalier de cette résidence ne souffriront dé­sormais aucune vexation ni détention de leurs voitures ou mulets. Tout individu qui aura de justes plaintes à former, doit sadresser au juge de police; il peut être assuré quil obtiendra le même jour toute justice et même réparation de 3 dommages quil aura pu souffrir. Quant aux muletiers qui sont également employés à rap­porter des vivres ou des provisions à cette rési­dence, et qui ordinairement y restent quelques jours, on ne mettra jamais en réquisition au- delà de la moitié de leurs bêtes, même dans le cas de la nécessité la plus urgente, et dans au­cun cas plus longtems que pour trois ou quatre jours , qui leur seront exactement payés aux prix déjà indiqués». 11 sera donné des ; ordres aux por­

tes de la ville les voituriers ont souffert des détentions arbitraires pour être visités et dé­pouillés de leurs armes, afin que cet abus puisse être prévenu. Mais aussi on réitère la défense de sintroduire dans la ville avec des armes à feu ou autres défendues. Elles doivent toujours être mises en dépôt à la porte.

Donné au Palais, le 5 mai 1808.

Par arrêté de la junte suprême du gouvernement :

Signe'; le comte de Casa Valencia, secrétaire.-

N. B. Par son arrêté de ce jour, la junte a nommé juge de police, le conseiller de la Cas­tille don Domingo Fernandez de Compomanes.

Copie de la circulaire adressée > par le. conseil de la suprême et générale Inquisition , a tous les tribunaux du royaume.

Les suites fâcheuses qua eues dans cette ré­sidence, le 2. du mois courant, lémeute scan­daleuse du bas peuple contre les troupes de lEm­pereur des français, a rendu nécessaire la plus active vigilance de toutes les autorités et de tous les corps respectabijs de la nation, pour éviter que de pareils excès ne se répètent point et pour maintenir dans toutes les communes la tranquil­lité que leur propre intérêt exige autant que lhospitalité due à des officiers et soldats amis qui noffensent, personne, et qui jusquà ce mo­ment ont donné les plus grandes preuves du bon ordre et de la bonne discipline, en châtiant avec rigueur ceux qui ont commis des excès, ou mal­traité des espagnols dans leurs personnes ouleurs biens. Il est très-présumable que la malveillan­ce ou lignorance ont porté des hommes faciles à abuser, à commettre des désordres révolution­naires, sous le masque du patriotisme et de lmour du souveraiu.- Il est par conséquent du devoir de ceux qui sont mieux instruits, de les désabuser et de leur ôter une erreur aussi dan­gereuse, en leur faisant connoitre que de pareils mouvemens tumultueux, loin de produire les effets de la Royauté bien dirigée, servent uni­quement à omettre la pairie en convulsion, en rompant les- liens- de subordination sur lesquels repose le bonheur «Lès communes, en étouffant les sentimens dhipnaïïK'ïf et en détruisant la con­fiance quon dohfavoir dans le gouvernement, à qui seul il appartient de diriger $vec uniformité le patriotisnMfe^jfe donner limjyulsion à ses ef­forts. Ces^Jp|||||ji si impor&mîêis, personne ne pourra les ibcujiqi^fi^ms les esprits et

dans les eœurs qifé les, lÉj^Htees de la religion de Jésus-Christ, laquelle re^respire que la paix et la fraternité entre les hommes, ainsi que la soumission, le respect et l'obéissance envei3 les autorités ;- et comme les- individus et les minis-