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DU SAMEDI,

De Bayonne , le 11 Mai.

Par un traité conclu entre l’Empereur Napo­léon et le Roi Charles , auquel ont adhéré le prince des Asturies et les infans don Carlos, don Francisque et don Antonio , ce qui compose la totalité des membres de la maison d’Espagne , tous les différends existans ont été applanis. On ignore encore les conditions du traité. Suivant nos constitutions , il ne peut pas être rendu pu­blic avant d’avoir été communiqué aiu sénat. Mais on voit par la proclamation du Roi d’Espa­gne et par celle du prince des Asturies, que l’Em­pereur Napoléon est revêtu de tous les droits de la maison d’Espagne. Le Roi Charles, la Reine Louise-Marie, la Reine Marie-Louise et l’infant don Francisque dînent aujourd’hui chez l'Empe­reur et partent demain pour Bordeaux. Us feront ce voyage en quatre jours. Us passeront deux jours à Bordeaux, et se rendront de-la à Fontai­nebleau, d’où ils iront à Compiègne. On croit que cette résidence a été affectée, par Sa Majes­té , au Roi Charles, pour en jouir sa^vie durant.

Le prince des Asturies, l’ipfant don Carlos et l’infant don Antonio on.t passé hier la soirée avec L. M. l’Empereur eLl’lmpératrice. Us sont par­tis aujourd’hui à çinq heures du matin pour Bor­deaux. Us seront deuxyaura en route. Ils pas­seront deux jours a Boraeaînç, et,se. rendront ensuite à Valencey , d’où u probable qu’ils iront à Navarre. On croit qtyp $. M. leur a cédé cette superbe tgrje et la forêt qui eh dépend.

On dit que beaucoup d’esp$giy>îs de distinc­tion sont en roufeLuour Baydhïïé , Am il paroit que S. M. va teni||||Be jünte générale. On pré­sume qu’elle s’oêèœpcra "non-seulement de régler ce qui concerne la succession au trône, mais en­core de statuer sur les améliorations que tous les bons espagnols réclament.

«21 MAI 1808.

Tout est parfaitement tranquille en Espagne* et les choses y sont sur le meilleur pied.

A la suprême Junte de gouvernement.

Ayant jugé convenable de donner une même direction a toutes les forces de notre roya ; me, afin de maintenir la sûreté des propriétés et la tranquillité publique contre les ennemis suit de l’intérieur, soit de l’extérieur, nous avons cru à propos de nommer lieutenant-général du royau­me, notre cousin le grand-duc de Berg, qui com­mande en même-tems les troupes de notre allié l’Empereur cies français. Nous ordonnons aux conseil de Castille, capitaines-gm8MBk et goq^ vemeurs dans nos provinces cnüH^a •••or­dres.. En ladite qualité, il présidera la junte du gouvernement.

Donné à Bayonne , au palais impérial dit du gouvernement, le 4 mai 1807. *

Signe': Moi le Roi.

Espagnols mes aimés sujets, des hommes per­fides cherchent à vous égarer. On voudroit vous mettre les armes à la main contre les troupes françaises; et réciproquement on cherche à ani­mer ies français contre vous et vous contre les français. Le saccage de toutes les Espagnes, des malheurs de toutes les espèces en seroient le ré­sultat. L’esprit de faction dont j’ai déjà ressenti les si fâcheux effets , s’agite encore. Dans des circonstances aussi importantes que critiques, je suis occupé de m’entendre avec mon allié l’Em­pereur des français pour tout ce qui concerne votre bonheur , mais gardez-vous d’en écouter les ennemis. Tous ceux qui vous parlent con­tre la France ont soif de votre sang; ce sont ou des ennemis de votre nation, ou des agens de l’Angleterre qui s’agitent dans ces circonstan­ces, et dont les manœuvres entraineroiçnt la per­te devqs colonies, la division de vos provinces,

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