85 $
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position des çontingeiss,, ou bien si ces dépenses seront à la.charge des gouvernements et Etats dans lesquels les nouvelles places fortes doivent être construites. Les avis sont partages à cet egard.
— Les. tribunaux prussiens de trois instances différentes, ont maintenant établi en principe que les Ventes de domaines laites sous le gdüvfernement civil r/estphalien doivent :dt'rè regardées comme valables ,/ et que les acquéreurs de ces domàines seront main- Æenus d.a»s leurs propriétés. -
Le prince de Hardenberg est arrivé hier à 8 heures sdu soir avec la princesse son épouse et une': suite nombreuse. LL. ÀÂ. s'étalent embarquées sur le bateau à Vapeur de M. flumphreys. Tout lé monde Ici s’empresse h. l’envi dé témoigner son respect et sa vénération pour lin homme d’état aussi distingué , •et dont l’histoire de cette glorieuse époque trans- iinettra les services imper tans à la postérité- la plus
■reculée.'' •■'/v-V
ilOYA U ME DE NA P LE S.
. Naples ., le 27 juin.
Avant-hier, le chevalier de Hagérward a èu l non- ueur de présenter au roi, dans le palais de Caserto , les nouvelles lettres 3 e S. M. le roi Charles-Jean de Suède i.qni l’ont accrédité qualité dè
fïiinistrpsrésideii t prês w notre éduf. Le. soir même ce 1 /ministre est parti polir les bains de Lacques. . r - Le pfinceJablonowsky, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de l’empereur d’Autriche, ayant obtenu de sa cour un congé de quatre mois, est parti hier pour Vienne.
‘ ANGLETERRE.
Londres, le, i3 juillet,
Fonds publies • — Trois-pour cent Consolidés ,
77 r/4 1/2 5 /A — Idem , pour compte ', 78 5/4 79
78 7/8. — Trois, et, demi pou* cent , 88. -— Quatre pour cent,96 7/8 97. -r- Cinq pour cent, io 5 5/8 7/8.'
— Aujourd’hui l'Orgueil de TVestmihster et là Gloire de l'Angleterre se montre gratis dans les •principales rues de la capitale. Il sera assis sûr un char élevé., son chapeau dans une main , la grande Charte de l’autre. U n’est point décidé s’il sera traîné par des chevaux k-quatre jambes ou par des ânes k doux. Nombre de très-jolis pavillons ont été préparés , ils portent de très-jolies inscriptions; des 1) :ndes de musiciens doivent se faire entendre au milieu des mugisseuiens du mob. On prétend que ce spectacle régalera beaucoup tout , le inonde , excepté les fqmmes et les enfans qui resteront sans dîner k la maison, tandis que leurs maris et leurs pères ironi se faire donner k boire en l’honneur de la pureté dés élections, Le principal acteur de ce rare eçrtège a déclaré qu’il 11e voudrait point changer ce jour de gala pour aucune gloire de ce monde , excepté celle d’être envoyé k la Tour; et le comité de Westminster , nous a-t-on assuté^ .a passé toute 1 la journée d’hier lés jambes croisées pour avoir un beau tems aujourd’hui. {The Courier. )
, •— Nous annonçons avec plaisir mie Lord,Siflrooiuà iitx.^Tc-iateïiaancaérvv'estmin’Rfer, a eéiënou au haut-
constable, et A ses subordonnés, de faire partie du cortège dè sir Francis Biirdett, aujourd’hui. Nous somme étonnés que M. Lee ait demkndé cette instruction. ( Idem. )
— Le général He.wart , chargé <|e 2 5 o conyiets pour la Nouvelle- Hollande, et /«, Success, de Londres , pour TArnérique-Sud , sont retenus par les vents k. Spithead. Le Succèss è tait jadis la frégate de S. M. la Volage, qui a été vendue. Il paraît qu’on se propose de l’employer au, service actif.
( Idem. )
f Buenos-Ayres, 17 avril.
.Le directeur suprême dés provinces-unies d’Amérique-Sud a reçu les dépêches suivantes du gouvernement suprême du Chili:
« Excellence, j’ai reçu de S. Exc. le général en chef, don José de San-Martin , la dépêche, que voici : ' '
» Excellence; nous avons complettement vaincu l’audacieux Osorio et ses troupes dans les plaines de Maipo. La bataille à duré depuis dix heures du matin jusqu’à six du soir ; nous pouvons , sans nous trop avancer, dire qu’elle a mis le sceau a la liberté de TÀmérique. Le général d’infanterie don Antonio Gonzalez Balcura , le chef de l’aile droite don Juan Gregorio de Las Heras ; celui de la gauche , don Rudesindo Aivarado ; celui dé la réserve ,- .don Hilarion de la Quintaha ; enfin , les commun- dans de tous les corps se sont conduits avec un courage et une intrépidité inimitables. L’ennemi est entièrement détruit * toute son artillerie et ses, bagages sont en, notre pouvoir ; le nombre des prisonniers s’élève à plus de i5oo, parmi eux se trouve plus de 5 o officiers , ètrffe le /général Ordonez . et. 'le chef de son état-major, prince déRivera gnous, «l’avons encore pu compter les morts. Notre vaillante cavalerie poursuit les fuyards Tépée dans les reins. NoRe perte a été peu çonsidéràblé,. La victoire de ce grand jour .couronne tout ; les détails de,.cette .glorieuse, action seront transmis à V- Éx. aussitôt qu’un moment de loisir .lç permettra. Pou r l’instant , il faut que je me contente de féliciter sur, cet -événement V.. Ex., et ,en votre personne tous iesbabilans de ce pays. -—Dieu^ donne k Y- Exclu longues années. , .
» Signe ’ , , José '.d? Sa^Martiw. »
®. Au■ quartier-général, sur le champ de bataille dans les plaines de Majpo , 5 avril i8ï8., six heures du soir. ■" :
» J’ai l’honneur ^Excellence , de vo%s transmettre la copie ci-dessus pour votre satifaction, •
» Dieu donné:,^ ë’tcé ;
» Signé, Bernardo d’HiOgins.
» Santiago, Chili, 5 avril 1818. »
Dépêche de $■ Etc- le général don José San - :,~- Martin , au suprême gouvernement des Pro-
vinces-Unies. t v -■
« ’Excellencé/-lesiéélréès éprouvés par les,armées de l’Amérique sbrit lëâ 5 précurseurs dé la liberté. Votre Excellence sait déjà qu’une’ surprise totalement imprévue ;, ët noir la valeur de l’ennemi , non plus que ia timidité de nos soldats , lui avait dbnnéune victoire momèntàtïre a Lircay, parce qu’une partie, de notre armée s’était trouvée dispersée k cause de' l’obscurité de lanuit. Mais l’honneür et la constance des défenseurs d» la patrie ont aujourd’hui coriipîét- ' tement triomphé. L’ennemi qui avait conçu une confiance et un orgueil analogue k la hauteur ridicule de son. caractère, eut l’arrogance de s’approcher très-près de: la cité de ■ Sahtikgo oji nos troupes'’ s’étaient retirées. 11 passa le Maipo ’ il y a Ifôis jours , et ses mouvemens tortueux indiquaient qu’il chérchast une- jaccasiqn d.e répéter4 a la faveur "de.: la nuit, la s.cèneî.dpqq(:,mars j ùnkis nos braves qui le" connaissent bien ri’ont chargé â là’ bayônnettë aujourd’hui , malgré «es .préparatifs. poUt résisteir à hotreattaque ri çt ; |a position: aupérieUrë'qu’il
.occupait” sur des hàtteura. Il a été .coihpiettement battu. Plus de i 5 op pisonniers , toute son artillerie et ses parcs . sont entre nos mains. Nous n’avons pas encore eu le tems. de compter les, morts. - ' » L’ennemi est complettement dispersé, et notre cavalerie est toujours k sa poursuite. Parmi le grand nombre d’officiers faits .prisonniers, sont lé général Ordonez et le chef, de son état - major prince de ; Rivera.
»• Je recommande k V. Exc. et k toute l’Àmé- riqUë la brillante valeur du brigadier-général don, A. G. Balc,ara, et, des chefs de division colonel don J. G. de Las Herps , de la droite , lieutenant- colonel don R. Aivarado , de la gauche , et don H. t de la Quintana , de la réserve ; enfin de tous les officiers , de tous les soldats. Nous n’avons eu que trps-peu de, monde tué. Mais ce n’est point le moment de donner de^détails j je suis obligé de me contenter présentement de transmettre ce somrriaire k V. Exc. . ' T ,, .
V» Que Dieu donne, etc.
» Au quarticr-génpral , sur le champ de bataille, plaines de Maipo, près Santiago de Chili, 5 avril k six heures du soir, u -
a Signé, José de San-Martin. »
Un autre exprès a ? apporté la dépêche suivante , portant la mdme date ;
« Excellence , l’afmée ennemie n’existe plus. Ceux qqi n’ont pas çté tués sont prisonniers. L’artillerie , 160 officien§, tous les généraux éxcépte Osorio, sont entre pos mains ; et j’espère qu’on rameiiera Osorio lu% même dans le cours de la journée. La bataille du 19 nous est remboursée avec usure. En un mot, il .ji’y a plus d’ennemis dans le
» "Que Dieu conserve V. Exç., etc.
» Siglïé, José de San-Martin.
» AU quartier-général, camp de Maipo , 5 avril 1818.» .. y,
Voici une nouvelle dépêche du capitaine - général des Andes au gouvernement suprême :
« Excellence, j’ai l’honneur de joindre k mes rapports répétés sur le résultat de la bataille du 5 dans les plaines dé Maipo , les rapports originaux qui m’ont été faits , et j’ajoute qu’en réalité'le nombre des prisonniers excède 25 oo, parmi lesquels 170 officiers. L’ennemi; avait laissé dans Talca son grand dépôt, ses parés , ses gros bagages , ainsi que sa caisse militaire j et 4ë sU,s certain que tout cela tombera entre nos'aiains, ainsi que l’artillerie que nous avions perdue le 19 mars. >—r jDicu , etc. " ’
, )) : o.]Si§tieê ^JosB DE SAN-MjiRTm.
« Au quartier - général de Santiago , 8 avril;
■ l8l8 (♦). » ' 1
Une lettre particulière de la même date pdressée à S. Exc. , contient !»■ passage suivant :
.» L’affaire est entièrement terminée; notre ennemi n’existe plus ; et j’espère, d’après les derniers avis , qu’on amènera ici Osorio aujourd’hui ou demain. Huit cents Américains prisonniers partent aujourd’hui pour votre ville V et cinq ou six cents autres les suivront demain. C’est une bonne espèce de gens, surtout les Cbilotes. » ( Extrait dè la Gazette extraordinaire. )
Voici ce que contient le Courier sur l’extrait çi- dessus : .. . ; ; :v>y r i,: -• ; - - ',
« Nous avions annoncé samedi que l’on avait reçu des'" 'avis' de 'àhà'éhiVaàt'' ’ qnf/yîçtoire.,,
^üe'Roh'dit ktairsët-é^'fb^ôWèi jpkr lës'qn|prgé$ ,.du ;
• Chiii sur • les: troupeë/rë^fdëàCertaihêrrienit pous ne ■ prétendons point dîrê cué 1 lés, rebelles 0’aient point eu d’avantage j 'niais rexpérience que nous avons, constamment faite de leurs bobadilisties nous empêché aussi de croire- beaucoup dé leurs détails. Au reste , nos lecteurs ttOuVërént cés documens offi- ciols dpns une autre partie de nos feuilles , et pourront exercer .leur .propre jugement. Nous, allons leur, rappeler les faits qui pourront les aidèr a tirer une conclusion.
(*) Il est assez remarquable qu’a près une victoire telle (jne relie iln 5 , le général SsnAlAitin ie trouvé encore le 8 à Santiago
iandia que ^.iï ,ariBée' pp,urjnivreHHeinrtv
» Au-commencemen t de çette rànnéc y le général ^orto fut .dépêché .de Lima par le vicc-rdi du I erou , k la tête d’environ quatre, mille hommes , pour reprendre sur les insurges les parties du Chili dont, dont ils étaient en possession. Selon' certains av is , cet te expédition débarqua près de Valpa-raiso ; mais sejon d’autres : ,,que noû$; éfôyons plus pfd~ bables ,, ce fut dans le voisinage de .la :Concëp-
3? Après quelques escarmouches, le général Q^prio gagna, le ■> 19 mars , une victoiré 'décisive kir les insurgés r, commandés par O’HigginS ; près ; ïalca / sur la riviète de Maule. Ils se retirèrent siif è>an- liago ' où San Martin avait établi son quartîëik générab., -Le 2. de te mois , hoùs avpns :jyublie le résultât, de cette bataille du 19 mars ; s “qui Jdt clésasi ’treùsë pour les Yrébellesi. 'Le* général 0 soHo‘ poûr- sùivit: les fuyards sur Santiago./; mais ëeiii-èi rén-; forcés! des troupes' de San Martin , se ralîièrezit et s’avancèrent pour attendre leur ennemi dans' les -flainos de: Maipo, a environ 20'millés ah sud dé Santiago. C’est en ce 'lieu que fut livré la bataille qiiè détaillent avec tant de joiè: lés iùsUrgés qui prétendent a une victoire décisive. Qtianif à nous , nous demandons la permission de suspendre notre kpmion jusqu’à ce mmts ayonkvti M récit que donnera delkètté àf^^ré
moins chercher : à; , juter ; dii Lait'
que la grande supériorité du nombre des rebellés ait pu les mottre en- état de rèpOfteséf ceux qui les : poursuivaient. / Cependant la marche tranquille d’Qsorio , depuis la baie de la Conception jusqu’à la cité de Talëa , prouve que les habitant de ces districts né sont que lés spectateurs passifs de l’insolente usurpation de l’autorité de la part des insurgés. » " ' " "
Le Times après avoir fait observet que - cettè victoire', si elle n’est point exagérée , arrive, dans un moment très-critique, celui ou .1’,Espagne envoie des renforts , et qu’un événement aussi, décisif peut opérer puissamment siir les deux partis et influencer toute la suite de celte guerre , donne la iettre sui- : vante d’un de ses corresbondàns particuliers, en date , de Buenos-Ayres , 21 avril 1818.: . . , • *
« N pus marchons ici avec succès 1 .-■ Il y a qtiëlqnës jours, On ;: a reçu la nouvelle dè là défaite' tbtàle de" l’armée royale d’invasion, dans les plaines de Maipo, a cinq ; lieues f de Santiago de Chili ., par l’armée alliée soUs lés : ordres du général San-Martin ; 2600 prisonniers et “26 pièces dé, canons sont les résultats immédiats de cette action si. glorieuse pour le général et pour ses sol ’ats ; le:,résultat final sera, la libération dit Chili. Le général conduit lui-même ses troupes, les exhortant k donner k l’ennemi de ,la bayonnetie en abondance , ce qui a été fidèlement exécuté. Cette' action, noùs pouvons le dire , a pour jamajs assuré l’indépendance de 4’Amérique., sud contre toutes les tentatives que pourrait .faire la Tieille-Espagrié pour rëtablif sa domination suc ces provinces. Les patriotes ont "armé, et équipé , à Valparaiso , le TVindham , qui servait au..commerce des Indes ; il porte maintèîiÜht 40 canons; il
— r—X. 1—nvril : ,:o.v Yqi, î ^v vyiri—
posé de ces braves garçons dé la petite île* avec une aspersion de frères Jonaihans^ Le but de cette expédition est de prcindré In Venga nia , frégate espagnole de 44 canons • et nous pensons qu’éllè réussira , si ; seu\emenl léJVindbam pënt sa trouver côte k côte avec la Fëriganza.
*■ nui» CU.LC11UU11S aussi ici a neure en neure deux vaisseaux., chacun de tooo tonneaux et .de.40 ca— nonsy qui arrivent de l’AmériqUe-Nprd. Quand ils seront arrivés , une expédition très-puissante sera dirigée contre Lima.- Elle ne peut manquer de réussir , car maintenant on peut dire que les trpupes espagnoles sont hors d’haleine et à la merci. çles naturels du pays. Le gouvernement se propose aussi d’envoyer pendant lé mois courant, environ 5 00». hommes pour renforcer le général Belgvano , cons- mandant les troupes indépendantes du Pérou. C$r général se trouvera alors en état de marcher aa Desaguadéro sans s’arrêter ; car Tennemi sera obligé de retirer l’armée qu’il lui oppose pour .çouyrie ses provinces , dans lesquelles on siipposeVcjue, la- guerre se fera doTénavant. L’escadre russe de Cadix ..et l’eXpéditioh qui en doit être la conséquence na aoüs causent aucune crainte. Parmi lçs niqtifs que nous, avons de nous féliciter, il y en à un- qui- pour nous;, comme Anglais se trouve au pi/énuee rang ; c’est quq ce territoire très-vaste et trèë-popu~ : leux est, un marché assuré pour notre ind.ustriç nati onale,e t qui-en peu dé teins nous donnera des débouchés encore plus vastes; de sorte que dans peü d,’annéês le çommerce-dëce pays-ci sera rëeliémènt précieux, et nos principales manufactures n’y auront point r @ rivales. Nous espérons que le gou vernement de notre, Angleterre verra bientôt de quéllë;importanee ce, pays est k tjotre coriùmsrëefyet^• s'ë ; ij|tera'"de reçon^
lir;i rimPnl 1 ’inSlKS’A; ‘ „ _—
Unis qm , à ce qu’on su p- io.se dé. semblable, et il
les commissaires des Etats-Unis
pose , traitent quelque chose _ T
. ne .faut pas que noüs restions en arrière. Vous pouvez vous attendre k. de •.grandes nottvelîbs dans peu de mois, et soyez sûr que j’aurai /grand plaisir à, vous: lés transmettre, ' : - ;
» P: S. Nous apprenons dans. le. moment que presque toute L’escorte d’Osorio a été faille prison-. nière. ■ 11:^ s’est échappé^.avec quelques . soldats ; Ôn lè poursuit dans toutes. Les directions. Noué espérons posséder bientôt l’amiral BrpvVn , le Kéros gb ' Monte-Tjd'cé , qui a réellemçnt fait beaucoup 3 ë h'iéid’-k ce pays, » ,. . '' ''*■ ;