de la Chirurgie. 3-£ï

h Chirurgie méritoit donc, dans le lieu qui en eft la fource , un Amphithéâtre deftiné âTinftruétion de nos éléves. Cet édifice annonce la fplendeur ôc les progrès de norre Art, attire les étrangers & les appelle, pour ainfi dire, de toutes parts.

Tels font les fruits du zélé des Chirurgiens ; mais les établiffemens les plus utiles ne font pas â couvert des révolutions. Les Fondations qui afiuroient à nos éléves les inftruétions néceffaires aux progrès de lArt, éprouvèrent la viciflîtude des tems. Mais enfin la libé­ralité du Roy, follicité par les premiers Chirurgiens* a réparé cette perte. M. De la Peyronie infpira à M. Màrechal détablir cinq ProfefTeurs dans nos Ecoles. Ces deux Chefs de la Chirurgie réunirent leur crédit pour former cet établiflement fi utile. Enfin le Roy toujours attentif au bien public &: a lavancement' de notre Art, ne voulut, plus que linftru&ion des élé ves fut expofée au hazard des événemens , il deftina un fonds pour cinq Démonftrateurs qui furent choifis» par les premiers Chirurgiens.

Mais lutilité de cet établiflement conduifit â un au­tre qui neft pas moins eflentiel. Notre Art efi: de* lexpérience; or, cette expérience qui peut feule Ier conduire â fa perfection, ne peut être que le fruit des* faits raffemblés, faits infinis & difperfés, qui fouvent. nont été utiles quaux mains qui les ont fait éclore.- Pour quils euflent porté des lumières dans notre Art,, il eut fallu les rapprocher de beaucoup dautres qui- les auroient* éclaircis. Mais nayant pu être réunis &: comparés, ils nont produit que des lumières imparfai­tes ; la plupart des Chirurgiens ont été réduits à leur