380 Recherches sur lorigine

loix y que par conféquent les Médecins ne fçavent ce

quils demandent.

Tant de difputes ôc de procès navoient pas éteint le zélé des Chirurgiens y il fe ranima au milieu même de la perfécution 3 ôc dans laviliffement de leur Art 5 ce nétoit pas affez pour eux de lavoir éclairé par leurs recherches* ils voulurent rendre au Public le fruit même de leurs travaux. Des biens qui avoient été une récompenfe de leur fçavoir, ont été confacrés par leur libéralité à linftruétion des éléves. Deux hommes fin- guliers, Bien aise &: Roberdeau, avoient été élevés aux premières places de la Chirurgie par les> fuffrages du Public Sc des Sçavans. La réputation de ces grands. Chirurgiens nétoit pas de ces réputa­tions ftériles, qui biffent fi fouvent le mérite dans, lindigence : de grandes récompenfes les^dédommagè­rent de leurs travaux. Dignes encore dune plus haute fortune* ils conçurent le noble deffein de fonder des. démonflrations dans cette Maifon* que leurs prédé- ceffeurs avoient confacrée à lutilité publique. Cet exemple fi rare & fi utile entraîna tous les Chirur­giens. Animés du même efprit* ils voulurent élever à la gloire de la Chirurgie un monument durable de* leur zélé pour cet Art ôc pour le bien public. Parmi les Nations illuflres tout fe reffent de leur grandeur* &; la retrace à nos yeux. Il femble que les grandes, chofès saviliffent quand elles font renfermées dans des lieux refferrés ou obfcurs. Cefi: pour cela que les Romains ont crû quil falloir foutenir la grandeur de leurs aélions par la magnificence des édifices qui dé­voient en conferver la mémoire. Léclat oc lutilité de