574 Recherches sur l’origine n’a jamais favorifé les prétentions des Médecins. Depuis cet Arrêt ils ne font jamais entrés dans notre Ecole d‘Anatomie > Ecole qui auparavant étoit, comme nous l’avons dit, fermée pour eux, & où ils n’avoient jamais eu l’ambition d’entrer, fi ce n’eft peut-être pour s’in- ftruire avec nos éléves.
Pour excufer l’injuftice de la nouveauté d’une telle prétention, la Faculté nous oopofe un Arrêt de 1505* de un autre de 1657. qui n’ont d’autre objet que les Barbiers-Chirurgiens. En vain, pour chercher un appui dans le dernier, c’eft-a-dire dans l’Arrêt de 1657. en vain , dis-je , les Médecins nous difent-ils que l’union des Barbiers &: des Chirurgiens étoit faite avant 1657. Il eft vrai que les deux Sociétés avoient réfolu de s’unir, & que le Roi avoir autorifé leurs projets ; mais les Médecins ne reconnoiffoient pas cette union, elle étoit, difoient-ils, contraire à leurs droits5 ils pourfuivoient les Barbiers pour les féparer des Chirurgiens j l’union n’étoit donc pas entièrement con- fommée : enfin, ce qui eft effentiel, le Parlement n’a- voit pas encore donné fa dernière décifion , elle n’a été donnée quen 1660. Il eft donc évident que l’Arrêt qui défend aux Barbiers les diffeélions, ne peut pas renfermer les anciens Chirurgiens dans cette défenfe. Les Barbiers n’avoient point de lieu public autorifé par lesLoix ou par l’ufage, de confacré aux diffeéfiôns. Ils n’avoient nul droit d’ouvrir des cadavres \ la Faculté leur avoir feulement prêté les droits : elle pou- voit donc revendiquer ces privilèges abufifs qu’elle par- tageoit avec eux. C’eft fur ces privilèges accordés aux Barbiers par la Faculté, que font fondés tous les Arrêts