de là Chirurgie. 575
qui interdifenc les différions à ces vils ouvriers, 6c qui ordonnent qu’elles feront faites avec la permiffion des Médecins 8 c en leur préfence. De telles différions n’étoient donc fondées que fur un ufage abufif> car les Médecins ne pouvoient pas établir ces ufages parmi des hommes étrangers à la vraie Chirurgie. Auffï les Chirurgiens , feuls Maîtres de l’Anatomie , s’é- toient-ils fou vent relevés contre ces différions per- mifes aux Barbiers par la Faculté : nos Chefs avoient porté leurs plaintes au Parlement, pour que ces arti- fans ne fuffent pas chargés de l’ouverture des cadavres. Mais les abus fe multiplièrent dans les troubles qui bouleverferent la France 8 c firent taire les Loix. Voici donc ce que les Médecins nous demandent lorfqu’ils prétendent être nos Maîtres en Anatomie* Nous avons,difent-ils, permis aux Barbiers de faire des différions dans nos Ecoles i en leur donnant cette permiffion nous avons obtenu des Arrêts qui leur défendent de travailler a l’Anatomie fans être conduits par un Médecin & fans la permiffion de la Faculté. Or nous voulons aujourd’hui envelopper les Chirurgiens dans cette défenfe , eux qui étoient feuls Maîtres des différions. Mais pour faire difparoître les vaines prétentions de la Faculté, les Chirurgiens en appellent a l’ufage, à l’Arrêt de 1660. aux Statuts confirmés par les Loix , 8 c aux derniers Arrêts qui révoltent fi fort les Médecins. Or fuivant un ufage immémorial, fui- vant tous ces Arrêts,fuivant tous nos Statuts,les différions nous font permifes expreffément : la préfence des Doreurs eft donc regardée comme inutile , elle eft contraire aux droits de la Chirurgie,