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que de vaines (péculations. Quoique nou 3 (oyions bien éloignés de nous propofer leur exemple comme un modèle qu011 doit fuivre , nous ne nous refufons pas quelquefois aux attraits de la curiofitéi nous voulons au moins connoître le mérite de cette Anatomie fub- tile, qui amufe les Phyficiens : mais ceft lutilité feule & la perfection de notre Art, qui conduifent toujours notre efprit &: nos mains, & animent notre curiofité. Nous cherchons fur-tout la (ïtuation & la nature des parties que le fer peut intérelfer & quil faut ménager dans les opérations. Or, ceft lexercice de notre Art, ceft lexpérience feule qui nous apprend avec exacti­tude ce ménagement, ceft-à-dire que nous portons* dans les diffections ces lumières que nous donne lufa- ge. Conduits par ces lumières nous marquons à nos éléves dans les diffections les routes quils doivent fui­vre dans les opérations *, ceft uniquement dans ce point de vue que nous leur dévoilons la cbmpofition du corps humain. Or, cette efpéce dAnatomie, la feule qui foit effentielle à la Chirurgie, eft inconnue aux Médecins *, car elle dépend de notre expérience qui'leur eft entièrement étrangère.

Mais laiffons ces raifons (i folides ; examinons feu­lement les droits ôc les titres des Médecins. Jamais ces Docteurs nont préfidé aux diffections qui fe font dans nos Ecoles. LArrêt du Parlement qui confirme lunion des Barbiers -, cet Arrêt, qui fixe les droits des Méde­cins fuivant leurs conventions, permet expreffénaent aux Chirurgiens des diffections publiques , nexige point dans ces diffections la préfence des Docteurs de la Faculté. Cette loi eft conforme à lancien ufage, quk