372- Recherches sur l’origine davre, ils s’éloignent toute leur vie de ces objets fi défagréables -, ils ne prennent donc qu’une teinture fuperficielle d*Anatomie,teinture qui s’efface par con- féquent dans peu de jours de leur efprit, puifqu’ils n’ont fait que jetter la vue fur ce qu’ils devroient apprendre pendant plufieurs années.
Or, n’eft-il pas ridicule que tandis que les différions- nous occupent continuellement, on veuille nous fou- mettre à des Anatomiftes qui ne méritent pas même ce nom, puifqu’on ne peut le mériter que par de longs travaux •, à des Anatomiftes qui ne peuvent nous citer que des copies infidelles, c’eft-à-dire des Livres, tandis que nous dévoilons l’original, c’eft-à-dire le corps humain , aux yeux de nos éleves > Nous ne fommes pas aftèz injuftes pour envelopper tous les Médecins dans un tel reproche ; chaque fiécle en produit un ou deux: qui marchent fur nos traces, c’eft-à dire qui cultivent l’Anatomie.Mais ce petit nombre eftfouvent difficile à former : la Faculté ne trouve ordinairement ces Anatomiftes fi rares que chez les Etrangers y elles les reçoit gratuitementjmais ils ne répondent pas toujours» à fesefpérancesj comme ils débitent dans lesChaires le jargon de l’Ecole de des opinions peu concluantes pour les jeunes gens, ils ont befein des Chirurgiens pour les difteéficns : l’art des injeélions eft inconnu à ces Anatomiftes cafuels ; leurs mains engourdies ne fçau- roient fuivre les nerfs fans les ruiner ; nous en appel- > Ions même au témoignage des écoliers. Or, il eft certain que de tels Anatomiftes ne peuvent pas préfider a nos difleétions > ils ne font prefque jamais occupés