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de la Chirurgie. 371

conteftable. Soixante années depuis cette réunion fe font écoulées, comme nous lavons dit, dans une pof- feflîon tranquille ; ce ne fut quen 1711. que la Facul­ voulut semparer de nos exercices > elle demanda que nos Afpirans fufpnt afujettis aux leçons théoriques des Médecins ^ qu'ils furent inscrits fur le Regiflre du Doyen y ft) quils fyffent examinés par des Do fleurs ; mais léquité du. Parlement rebuta ces demandes fi odieufes par leur in- juftice j il confirma les Chirurgiens dans le droit din- ftruire leurs éleves, & de les examiner fui van t nos Statuts.

Lajaculté ne réclamoit pas feulement ce droit pré­tendu denfeigner à nos éleves la théorie de notre art, elle vouloir préfider aux difieétions anatomiques dans notre Amphitéâtre, cefl-a-dire que dans un lieu confacré au bien public par la libéralité des Chirur­giens j elle vouloit que fes Doéteurs parlaffent feuls, & ne nous laiffalfent, pour ainfi dire, que lulage des yeux & des mains 5 mais elle ne connoilfoit pas fa fté- rilité: les Médecinsen général napprennent que dans les Livres la ftruéture du corps humain ; quelque diffe- éfion vue de loin, forme le fçavoir anatomique de la plupart de ceux qui font les plus inftruits: il eft rare quil y en ait quelquun qui ne craigne pas de fouiller fes mains par des diïfeélions. La Faculté honteufe de nos progrès , a forcé il y a tt ois ou quatre ans la déli- cateffe de fes éleves à voir & à toucher, au moins une fois,les parties quils doivent guérir. Mais ce font- les bornes de leurs travaux anatomiques,ceft-à-dire,qua- près que tous les Bacheliers ont été affez courageux pour travailler de leurs mains fur un feul & mêmeca-

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