370 Recherches sur lorïgine Afpirans eft donc un vrai Profeffeur, puifquil juge de leur dodrine, de leur théorie, de leur progrès*, il eft donc bien fupérieur aux Médecins : car tandis que nos Examinateurs parlent, examinent, décident dans nos réceptions &. dans nos examens, les Médecins qui ne fe font introduits dans nos Affemblées que par leurs intrigues 6e par leurs conventions conditionnelles avec les Barbiers; les Médecins, dis-je, font, comme nous lavons prouvé, des auditeurs muets; ce font les Loix, les Arrêts du Parlement qui les ont condamnés au filence, lorfque malgré lufage contraire ils ont voulu sériger en Examinateurs. Or, ne feroit-il pas ridicule que de tels fpedateurs, qui font étrangers a la Chi­rurgie, qui ne peuvent ouvrir la bouche en préfence de nos Examinateurs, fuffent les feuls Profeffeurs ; ôc que ceux qui jugent des principes de notre Art, ne puffent pas enfeigner de tels principes? Il eft donc évident que nos Examinateurs font les feuls Maîtres de la Chirurgie. Le Parlement toujours conduit par lé­quité a érigé les Chirurgiens en Profeffeurs de la théo­rie de leur Art, ou, pour parler plus exadement, le Parlement en ordonnant aux Chirurgiens dexaminer leurs Afpirans, les a confirmés dans les fondions de Profeffeurs ; fondions aufti anciennes que la Chirurgie même, qui na jamais été enfeignée ou pratiquée en France par les Médecins. Mais ce qui mérite ici une attention particulière, ceft que jamais ces fondions fi importantes, puifquelles décident de léducation des éléves, nont été troublées par la Faculté. Depuis lnion nous avons joui du droit d'expliquer à nos éco­liers les principes de notre Art, comme dun droit in-