de la Chirurgie. 5 <s>

leurs leçons dans les Ecoles de la Faculté. Nos Statuts publiés en lannée 1699- nous afîurent les privilèges attachés à tous les Arts. Comme les Peintres &: les Architectes ont leurs ProfefTeurs, nous avons les nô­tres j Suivant ces Statuts, nos ProfefTeurs nous enfei- gnent un Art qui leur doit tous fes progrès en Fran­ce; car, nous le foutenons hardiment, nos Médecins nont jamais répandu des lumières fur la Chirurgie. Sils vouloient partager la gloire de nos travaux , ils feroient démentis par le Public qui leur reproche la décadence de leur Art.

Seuls auteurs des progrès de la Chirurgie, nous de­vons donc être les Seuls qui puiffent lenfeigner. Pour derniere preuve nous en appelions à nos examens &: à nos réceptions. Ces mêmes Statuts qui nous donnent nos Maîtres pour ProfefTeurs, nous livrent en termes exprès les principes la théorie ; les Chirurgiens font déclarés Juges de cette théorie dans nos exercices ; car ils lexaminent dans chaque Afpirant, ils la con­damnent, ou ils Tapprouvent. Or, de tels Juges éta­blis par danciens ufages &: par nos Statuts, approuvés par conféquent par les loix, ne doivent-ils pas enfei- gner la théorie de notre Art? Car ceux qui décident fi la doétrine dun Afpirant eft la vraie doCtrine qui peut lui mériter le titre de Maître : ceux qui pour former une telle décifion doivent comparer cette do­ctrine avec les vrais principes de la Chirurgie ; ceux qui donnent des préceptes aux éléves, & qui leur ordonnent de les fuivre; ceux qui ne reçoivent ces éléves qua cette condition, ne pourront-ils pas en­seigner la théorie de notre Arts Un Examinateur des