3^8 Recherches sur l'origine de fois. Le droit de parler fur une Chirurgie fi bor­née & fi mifërable, eft le feul droit que les Médecins puiflent trouver dans lancien ufage, cefi-a-dire dans Lufage abufifqui sétoit établi du teins des Barbiers; tout le relie de la Chirurgie, le fond de lArt, les opérations, les régies, leurs principes font lobjet de nos feules levons ; car, comme nous lavons prouvé invinciblement, jamais les Médecins nont enfeigné aux anciens Chirurgiens les principes de lArt. On défie la Faculté de nous montrer un titre qui ait donné des Profeffeurs Médecins à nos anciens Maî­tres; ce droit même acquis furtivement, autorifé en- fuite conditionnellement; ce droit, dis-je, quavoit la Faculté de donner des Pédagogues aux Barbiers, seft affoibli encore davantage après lunion des Bar­biers ôe des Chirurgiens. Depuis cette union les Mé­decins nont jamais prétendu nous dévoiler le fond de notre Art; jamais, comme nous lavons dit, ils nont ofé nous expofer la théorie même des doux des bojîes , feul & méprifable objet de leurs leçons. Pourquoi donc leur zélé, pour enfeigner ce quils igno­rent, fe réveille-til fi tard ? Pourquoi enfin fe démen­tent-ils eux- mêmes ?

Aux titres frivoles ou aux prétentions des Méde­cins, nous pouvons non-feulement oppofer un ufage ancien, inconteftable, avoué -des Médecins mêmes; nous fommes encore appuyés fur des titres établis de confirmés par les loix. Par de tels titres nous pouvons renvoyer les Médecins dans leurs Ecoles, lorfquils veulent en fortir pour donner des préceptes dans les ivoires, ou quils veulent nous forcer à venir écouter