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font les Médecins * car parce que dans leurs leçons ils parlent, non le langage, mais le jargon des Philofophes> parce quils y raifonnent fur la Chirurgie de Galien 6c des Arabes, ils prétendent nous dévoiler les principes dun art que nous avons feuls formé, 6c que nousper- feétionons chaque jour. Or, fi quelquun connoît les régies 6c les principes de la Chirurgie, 11eft-ce pas ce­lui qui les explique , qui les conftate, qui les confirme par fes travaux ? Non félon les Médecins ce Chirur­gien éclairé doit fe taire, il doit lui être défendu dex- pofer à nos éléves les régies 6c les principes de lart dont il eft dépofitaire. Ces éléves ne doivent écouter que des Docteurs oififs, inftruits feulement par les li­vres des Chirurgiens, ou par les livres des Médecihs,.. a qui la Chirurgie a toujours été étrangère ; ce font de tels Profeffeurs qui doivent nous montrer 6c nous prefcrire ce quils nont jamais vu ni pratiqué, 6c ce que nous voyons 6c pratiquons feuls tous les jours. Nous expoferons mieux ce ridicule dans un autre Ecrit* 6c nous nous bornerons aux feuls titres juridiques des* Médecins.

Nous demanderons donc à la Faculté quels font les titres qui lui donnent un tel droit, je veux dire le droit denfeigner la Chirurgien Tout confpire à dé­truire fes prétentions > car elle eft réduite à fes con­ventions qui font fes feuls titres. Or, les Médecins prétendent-ils porter dans nos Ecoles les droits que les Barbiers leur avoient donnés? Mais ces droits ri­dicules 6c abufifs sétendent feulement fur des doux CP* bofjes , fur quelques ployé s qui ne demandent ni incifion s > ni inftrumens tranchons , comme nous lavons dit tant