3 66 Recherches sur l’origine’ rurgien, les Prévôts occuperont les premières places; Je Doyen même de ceux qui l’accompagneront avec toutes les marques de la dignité doctorale feront pla­cés fur un banc parmi les auditeurs •, on leur donnera pour leur apparition une récompenfe , qui fera une reflource pour des Médecins oififs ; récompenfe mo­dique , conditionnelle, attachée à leur vigilance de à leurs pourfuites contre ceux qui fins aveu oferont exer­cer la Chirurgie. C’eft-là ce qu’un ufage abufif leur a feulementaccordé ; jamais ils n’ont pu obtenir une pla­ce a côté des Chefs de la Chirurgie i ils ont été toujours condamnés, lorfqu’ils ont voulu parler , à n’être que des fpedtateurs inutiles. Le dernier Arriêt du Parle­ment les a fait rentrer dans la foule, ou plutôt les y a fixés pour toujours, c’efl-à-dire qu'il les y a confondus avec les témoins muets de nos exercices. Cette loi fondée fur d’autres loix plus anciennes de fur un ufa­ge qui ne fut jamais interrompu , fera donc une loi irrévocable ; elle fera une efpece de barrière que la vanité des Médecins ne forcera jamais.

Après tant de défaites, les Médecins ont porté leurs prétentions jufqu’a demander que les Chirur­giens n’enfeignent point la théorie de leur Art > l’ex­plication des principes appartient, félon eux, â la Médecine. Figurez vous des Phyficiens qui veu­lent dominer tous les Arts, de. qui ayant rafiemblé dans leur mémoire les variations de les difpu- tes des Philofophes fur les couleurs , veulent s’approprier la Peinture , en enfeigner les prin­cipes aux Maîtres de l’Art , de leur interdire les Leçons qu’eux feuls peuvent donner. Tels