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de tA Chirurgie. 365
biers fournis a nos anciens Maîtres, fe révoltèrent autrefois contre eux. Pour balancer leur autorité , ces Barbiers appelèrent les Médecins au fecours*, cependant «dans les affemblées même de ces vils artifans, les Doéteurs n’occuperent jamais la première place, ils ne furent que des fpeétateursou des témoins muets. Nos anciens Maîtresse Prevot,les Chirurgiens du Châtelet, préfidoient â la face des Médecins dans les affemblées des Barbiers. Les Doéteurs furent honteux de voir la dignité doétorale dégradée 6c foumife, pour ainfi dire, au Lieutenant du premier Barbier *, ils voulurent lui dif. puter la préfidence. Malgré leur crédit, comme nous l’avons dit,ils furent réduits par un Arrêt du Parlement au rang qu’ils avoient toujours occupé, c’efl-â-dire au rang des fpeétateurs. Mais cet Arrêt fi jufte n’a pas été un frein pour la vanité des Médecins : eux que les Barbiers ont entraînés dans nos affemblées, eux â qui de miférables Leçons fur des clous &des boffes,des Leçons faites aux ferviteurs des Barbiers, ont ouvert l’en n ée de notre Maifon, eux qu’un ufage confiant &c des loix multipliées condamnent au filence dans nos examens, doivent-ils aujourd’hui préfider , commander, délibérer , donner leurs voix > Ces privilèges attachés â nos Maîtres feuls, refufés aux Médecins parmi de vils ôc ignoransBarbiersj ces privilèges,dis-je,,feront-ils accordés â ces Doéteurs dans les affemblées des Chirurgiens ? Non fans doute, ces Doéteurs feront réduits aux feuls droits qu’ils doivent à des Contrats conditionnels -, nos. affemblées ne leur feront ouvertes que lors qu’on y traitera des doux des hoffes -, & de quelques panfemens* Alors le Lieutenant du Premier Chi~
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