de la Chirurgie; jtfÿ
s’ériger en Maîtres de notre Art : car s’ils eufTent voulu nous rappeller à leur Ecole, fe feroient-ils dépouillés du titre de Profefleur qui leur eft fi cher aujourd’hui? Auroient-ils du moins autorifé ce dépouillement par leur propre aveu? Il eft vrai que l’on trouve une reftriétion dans ces nouveaux Statuts, tout y eft réglé, Jans préjudice des droits de la Faculté des Médecins J mais les Médecins jaloux de leur autorité fcholaftique n’au- roient-ils fauvé leurs droits que par une réferve fi refi ferrée ? On dégrade leur Ecole, puifqu’on l’oublie, on n’y aftlijettit pas les Chirurgiens comme à une four- ce néceflaire d’inftruétions, on éléve une autre Ecole dont les feuls Maîtres font ceux qui exercent la Chirurgie. Quoi! les Médecins privés de leurs droits par un tel établiftement, ne lui auroient pas refufé leur approbation? Leur modeftie n’auroit oppofé aux nouveaux Réglemens qui détruifent leurs prétentions, qu’une fimple proteftation? Eux qui ont occupé tant d’Huifi- fiers, tant de Procureurs contre la Chirurgie, auroient- ils négligé de tels fecours? Auroient-ils confervé par une fimple proteftation le droit d’être les Maîtres des Chirurgiens ce droit, dis-je, qui feroit pour eux le plus précieux de tous, s’ils en étoient en pofteflion? Quoi' encore une fois, les Médecins ne fauveroient un tel privilège que par ces proteftations, par lefquelles on fauve des chofes légères, ôc qu’on pourroit avoir oublié dans les Contrats ou dans des aébes que l’on approuve ? Mais il faut que les Médecins nous l’avouent ; d’abord ils jouirent tranquillement de la défaite des Chirurgiens opprimés, ils n’oferent demander qu’il fût permis d la Faculté de faire des leçons, dont l’Arrêt décifif ne
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