r $ 6 z Recherches sur l'origine Afpirans na été inftruit'par les leçons de la Faculté 3, nul n'a été infcrit fur les Régiftres du Doyen? nul ne lui a demandé des témoignages d'afliduité ou détude dans les Ecoles de Médecine. Voila donc la prefcrip- tion de ces leçons fi inutiles, établie Ôc avouée par les Médecins eux-mêmes. Or, les loix changeront-elles au gré de linconftance & de la vanité de ces Do­cteurs? Par honte Ôc par ignorance, ils noferont faire des leçons fur la Chirurgie durant cinquante années, ils abandonneront cet Art aux Maîtres formés par lex­périence? & après sêtre cachés ainfi dans lobfcurité de leurs Ecoles, ils séveilleront au bruit des bienfaits que le Roy nous accorde &; qui excitent leur jaloufie; ils prétendront sériger en Maîtres des Chirurgiens, &: les empêcher dinftruire leurs Afpirans. Les loix encore une fois pourroient-elles fe prêter a de telles variations & a des prétentions fi ridicules?

De telles prétentions font d autant plus ridicules, que les Médecins eux-mêmes les ont ruinées par des aéles publics; car en 1699.011 forma de nouvelles loix pour la Société des Chirurgiens. On régla les exerci­ces ôe les leçons que doivent fuivre nos éléves; dans ces Statuts on ne les affujettit point aux leçons des Mé­decins , on ne dit rien de ces formalités &: de ces conven­tions, aufquelles la Faculté avoitaffujetti les Barbiers* on oublia les infcriptions comme des formalités inu­tiles. Ces nouvelles loix font communiquées aux Mé­decins ,\ils les approuvent expreffément fans fe plain­dre de quon ne les reconnoît pas pour Profeffeurs^ ils ne retardent par aucune oppofition létabliffement <de ces nouveaux Statuts ; ils ne prétendent donc point