3<?o Recherches sur l’origine fource en fera donc à S. Côme , & non dans les Ecoles de la Faculté. L’ufage de tous les tems, l’ufage non interrompu, le droit naturel, nous érige donc en feuls Maîtres de la Chirurgie; cet ufage fi bien établi ne pourroit laiffer aux Médecins que le droit d’enfeigner la théorie de quelques panfemens greffiers, en un mot de donner des préceptes fur les playes & les boffes.
Or, tandis que le fond de notre Art eft enfeigné dans nos Ecoles avec tant de fuccès, pourquoi affu- jettiroit-on nos éléves aux leçons des Médecins ? Leur Ecole Si l’Ecole de S. Cbme formeroient un contraire bien ridicule. Quoi! Tandis que les opérations effen- tielles de notre Art ne trouveront des éclairciffemens que parmi nous, on élevera une autre Ecole dans le Collège des Médecins; on ne pourra cependant en- feigner dans cette Ecole étrangère à notre Art, que des panfemens groffiers, que la miférable théorie des doux ôc des boffesf Pour de telles inflrudions, on arrachera nos éléves au foin des malades, aux exercices de nos Ecoles, aux leçons de nos Maîtres? Quatre années, durant lefquelles la Faculté veut les infiruire , quatre années, tems fi long Si fi précieux à la jeu- neffe, feront employées, fi on fuit les idées des Médecins , à écouter des Profeffeurs que l’oifiveté aura formés? Car des Médecins que le Public occupe, fe chargeront-ils des leçons frivoles que la Faculté nous offre, éc que nous dédaignons ? Enfin pour comble de ridicule , Si pour favorifer feulement la vanité de quelques Codeurs, on élévera des Ecoles inutiles, on multipliera les fources de nos difcuffions, Si les obflacles qui retardent les progrès de l’Art > car, quoi qu’on & en dife,
ces