6e ia Chirurgie, 355

Déjà depuis lunion des Barbiers avec les Chirurgiens de longue-robbe, les Médecins nonc pas crû quils duffent inftruire des Barbiers, qui trouvoient dans lEcole de S. Corne les feuls Maîtres de lArt de Chi­rurgie. Les Docteurs de la Faculté eurent honte des Leçons aufquelles ils avoient voulu affujettir les Bar­biers ; elles fe réduifoient à quelques préceptes fur des doux 6c des bofjes j mais de telles inftruétions qui rebu- toient les éléves des Barbiers, ne leur parurent dignes ni de leur attention , ni des efforts de la Faculté. Après la réunion les Barbiers reconnurent encore mieux linutilité de ces Leçons 5 ils trouvèrent aufli leurs éléves moins difpofés à fréquenter lécole des Médecins, elle a été fermée durant plus de quarante années >& fi lignorance des Barbiers seft pendant ce tems difïîpée peu à peu , ceft parce quils ont trouvé dans les écoles des Chirurgiens , non pas un langage fcolaflique quils ne comprenoient pas, mais des préceptes fondés fur lexpérience ôc lobferva- don. Ces préceptes ont fuppléé à la théorie , dont les Médecins avoient arrêté les progrès par leurs pré­tentions éternelles Tout a concouru à faire oublier leurs anciennes Leçons ,6c la prefeription a enfin dé­livré laChirurgie de Profeffeurs qui ignorent cet Art 3 6c qui sefforcent de lobfcurcir , en voulant avilir ceux qui lexercent avec le plus de diftinédon 6c de fuccès.

Les Médecins pour effacer les préjugés quinaifi foient de la prefeription > ont établi en 1714. dans

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