35^ Recherches sur l’origine leurs Ecoles des Profeffeurs de Chirurgie > mais ces Profeffeurs fans écoliers & fans lumières , fe font lalTés d’être renfermés dans des Ecoles défertes. La ' honte , l'intérêt , l’ambition , les ont enfin forcés d’en fortir. Voici l’occafion qu’ils fai firent pour chercher des écoliers qui les fuyoient & les mépri- foient.
Le Roy fatisfait de nos efforts voulut affiner le progrès de l’Art & l’inflriiéHon de nos éléves. Dans cette idée on chercha des Profefleurs qui puffent enfeigner la Chirurgie avec éclat i mais on oublia, on méprifa l’Ecole Chirurgique des Médecins, ou l’on ne crut pas qu’elle eût produit des Doéleurs capables d’enfeigner un Art fans l’avoir exercé > on choifit donc des Chirurgiens formés par une longue expérience, & dignes par leur réputation d’être Maîtres de nos éléves. La Faculté fe plaignit de ce qu’à deshommes inftruits par l’exercice de l’Art, on n’avoit pas préféré des Docteurs inflruits feulement par des Livres. Elle prétendit donc aflocier ces Docteurs à nos Profeffeurs. Mais on ne l’ignoroit pas : elle cherchoit moins à partager les travaux que demandent les inftruélions, qu’à partager les récom- penfes que le Roy y attachoit. Ce furent donc ces ré- compenfes qui réveillèrent l’avidité ôc la vanité des Doéteurs} ils prétendirent fe mettre au nombre de nos Profeffeurs, parla force & par la chicane. Dans ce deflein ils réfolurent férieufement d’affiéger les Ecoles de S. Corne ; tous les Doéleurs furent donc affemblés. Pour en mieux impofer au Public , ils fe revêtirent de tous les ornemens fcholafti-