354 Recherches sur l'origine » fervi à remettre la juftice & la vérité dans tous leurs » droits. Les Médecins nétant pas fatisfaits des avanta- » ges que leur affuroit lArrêt de 172.4. ont attaqué cet » Arrêt par la Requête civile*, ôe les Chirurgiens ayant » pris enfin une bonne réfolution de ne rien épargner » pour leur défenfe, ils ont découvert dans leurs pro- » près Archives, quils connoiffoient peu dans les titres » mêmes des Médecins & dans les dépôts publics, le » peu de fondement des prétentions infinies de la Fa- » culté. Ainfi après sêtre pleinement allurés de la- » rité, ils ont pris le parti dacquiefcer à la Requête » civile des Médecins, afin de remettre leurs dilputes » au même état que sil ny avoit point eu de décifion.

» Tel eft le dernier état de cette affaire a la fin de » la préfente année 1741. Lécu dor na aucun fonde* » ment folide, puifquil ne porte que fur le Contrat ï) de 1505. profcrit par différens Arrêts, tant parce » que les Médecins nen ont jamais rapporté lorigi- » nal, que parce que les nouveaux Conrrats pafîés »> depuis entre eux 6 c les Barbiers, pour fixer tous leurs » droits refpeétifs, lont palfé fous filence.

» Ces derniers Contrats eux-mêmes ne lient les

Chirurgiens, fur quelques articles qui fubfïftent par » une exécution réciproque, quen qualité de Barbiers i » ôc sil plaifoit au Roy de défunir un jour par fon au- » tarifé, ce quune fatale conjoncture a uni autrefois, » fi un Prince fil recommandable par fa bonté vouloit » bien rétablir quelque jour en faveur du bien publie » la Chirurgie de Paris dans fon ancienne pureté, ces » indignes liens qui laccablent aujourdhui tombe- .» roient deux-mêmes.