de la Chirurgie. 345?
tel défordre ne voyoient pas, comme nous l’avons dit, ce qui avoir forcé nos Maîtres à dégrader ainfi leur Ecole. L’entrée de l’Univerfité étant fermée à la Chirurgie, les études étant négligées, comme des or- nemens inutiles, on ne pouvoit plus conferver l’ancienne forme du Collège, ni l’ordre ni le fond des leçons. La néceflité juftifioit les Chirurgiens, mais dans une telle révolution de la Chirurgie, on ne voyoit du premier coup d’œil que l’opprobre de l’ancienne Ecole êc le triomphe des Barbiers. Il falloit être heureufe- ment dominé par l’efprit d’équité, pour chercher dans cette confufion la juftification de notre Société qui ne pouvoit plus fe foutenir Elle s’étoit dépouillée de fes ornemens pour fe revêtir des haillons des Barbiers ; dans un tel déguifement, perfonne ne pouvoit recon- noître les Chirurgiens â des lignes certains ; tout Barbier devoit être aux yeux du Public un Maître de l’Art.
Tels font les défordres intérieurs qui troubloient la Société des Chirurgiens. Les intrigues de la Faculté y portèrent bientôt une nouvelle confuiîon. D’abord les Médecins jouirent tranquillement de la défaite des Chirurgiens > l’union qui avoit avili notre ancien Collège, ofrroit aces Doéleurs un fpeétacle qui fla- toit leur vanité ; il n’étoit plus néceflaire pour rabaiffer des rivaux dangereux, d’élever des Barbiers, de 1 leur donner des armes qui puffent ruiner la Chirurgie ; elle etoit confondue avec un art méchanique , elle étoir livrée à des mains qui ne pouvoient que la déshonorer-.mais l’intérêt a toujours dominé les hommes. L’avidité infpira aux Médecins de nouvelles tentatives, qui furent des femences de troubles &: de difputes..