3 4 8 Recherches sur i’origine importante de la Médecine, 8c il fe la foumet (d% Or, à tout cet appareil ou à ce triomphe du premier Barbier, le Public ne devoit-il pas reconnoître la Chirurgie comme un bien rendu authentiquement aux Barbiers, comme un domaine long-tems difputé, dont le premier Barbier venoit de prendre poffeflion t Auprès de ces nouveaux Chirurgiens, les Anciens ne pouvoient donc fè montrer que comme des hommes, qui fous l’apparence du fçavoir avoient trompé le Roy,, les Magiftrats 8c le Public, que comme des Juges injuries du mérite, Juges qui avoient étouffé julqu’alors la Société des Barbiers, 8c qui n’avoient pas voulu y reconnoître l’habileté avant qu’on les eût adoptés fo* lemnellement au Collège de S. Louis. Les hommes les plus fenfés 8c les plus éclairés pouvoient-ils ne pas être convaincus de ces paradoxes, lorfque malgré les Sratuts de notre Collège, ils voyoient des loix étrangères impofées aux Chirurgiens comme à un peuple conquis, les ufages de l’ancienne Ecole effacés, les études qu’elle prefcrivoit abolies , ces épreuves réduites aux examens des Barbiers : enfin toute la forme de cette Ecole , cette forme réglée par les vues 8c par les ufâges de l’Univerfîté, négligée, condamnée ou méprifée? Tous ces bouleverfemens étoient donc des témoignages qui< authorifoient les Barbiers, 8c qui fàifoient difparoître les Chirurgiens. Les témoins d’un
(a) Le premier Barbier du Roy Itoit Chef des Barbiers ; & quand ils furent réunis avec les Chirurgiens, il deviht le Chef de la Chirurgie, Cet arrangement parut fi étrange à Louis XIV, qu’il or
donna que les droits qu’avoit le premier Barbier fur la Chirurgie ». fuflent féparés de fa Charge, & qu’ils fulfent réunis à la Charge du Premier Chirurgien, comme on le verra dans la fuite.