la Chirurgie.'' 347

gués par ce titre) les efprits, dis-je, prévenus ou incer­tains, sarrêtoient aux dehors qui étoient favorables aux Barbiers, ceff-â-dire quils sarrêtoient a laflociation. Or, cette afïociation annonçoit les Barbiers comme des hommes initiés par leurs études dans lexercice de no­tre Art. Ces idées étoient les premières qui fe préfen- toient; les loix qui interdifoient autrefois la Chirurgie à ces artifàns, nétoient plus dans lefprit du vulgaire que des loix abufîves ôc tiranniques ; le Public ne pou- voit donc éviter d etre trompé dans ce qui lintéreffoit le plus ; les Barbiers en entrant dans le Collège de S. L o u 1 s dévoient donc etre regardés comme de vé­ritables Chirurgiens.

Comment auroit-on pu fe refufer à de telles idées, lorfquon voyoit le premier Barbier érigé en Chef ôc Maître la Chirurgie? Ce nétoit plus le premier Chirurgien, le fuccefleur de Pitard, le feul qui, félon tant dEdits, gouvernoit notre Société, ôc qui avoit fur elle des droits qui ne pouvoient fe parta­ger*, ce ne font plus les Chirurgiens du Roy au Châ­telet, ces Officiers du Roy, félon Pasquier , lefquels repréfentoient leur Chef; ce ne font plus, dis-je, ces Chirurgiens qui préfîdent aux aéles, qui reçoivent les fermens des Afpirans. En vain les Chartes de nos Rois ôc tant dArrêts du Parlement, les avoient affermis dans leurs places ôc dans leurs droits : ces hommes, dont les lumières ôc lautorité afluroient les progrès de lArt, cèdent au premier Barbier. Il entre comme en triomphe dans le Collège de S. Louis; occupé uniquement des bains de propreté, ôc des plus Vils exercices, il sélève jufquà dominer la partie la plus

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