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gués par ce titre) les efprits, dis-je, prévenus ou incertains, s’arrêtoient aux dehors qui étoient favorables aux Barbiers, c’eff-â-dire qu’ils s’arrêtoient a l’aflociation. Or, cette afïociation annonçoit les Barbiers comme des hommes initiés par leurs études dans l’exercice de notre Art. Ces idées étoient les premières qui fe préfen- toient; les loix qui interdifoient autrefois la Chirurgie à ces artifàns, n’étoient plus dans l’efprit du vulgaire que des loix abufîves ôc tiranniques ; le Public ne pou- voit donc éviter d etre trompé dans ce qui l’intéreffoit le plus ; les Barbiers en entrant dans le Collège de S. L o u 1 s dévoient donc etre regardés comme de véritables Chirurgiens.
Comment auroit-on pu fe refufer à de telles idées, lorfqu’on voyoit le premier Barbier érigé en Chef ôc Maître dé la Chirurgie? Ce n’étoit plus le premier Chirurgien, le fuccefleur de Pitard, le feul qui, félon tant d’Edits, gouvernoit notre Société, ôc qui avoit fur elle des droits qui ne pouvoient fe partager*, ce ne font plus les Chirurgiens du Roy au Châtelet, ces Officiers du Roy, félon Pasquier , lefquels repréfentoient leur Chef; ce ne font plus, dis-je, ces Chirurgiens qui préfîdent aux aéles, qui reçoivent les fermens des Afpirans. En vain les Chartes de nos Rois ôc tant d’Arrêts du Parlement, les avoient affermis dans leurs places ôc dans leurs droits : ces hommes, dont les lumières ôc l’autorité afluroient les progrès de l’Art, cèdent au premier Barbier. Il entre comme en triomphe dans le Collège de S. Louis; occupé uniquement des bains de propreté, ôc des plus Vils exercices, il s’élève jufqu’à dominer la partie la plus
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